INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

Afrique centrale : l’Onu plaide pour la mise en œuvre des Accords politiques

Pour le Système des Nations unies en Afrique centrale, la non application des accords politiques constitue un facteur d’instabilité dans la sous-région. Généralement issus des processus de dialogue, leur dévoiement ou leur déni revêt le caractère d’un foyer de tension.

Le Cenco et les parties prenantes à l’Accord de la saint Sylvestre en RDC.

Le constat a été fait lors de la 6e réunion des représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l’Onu, des directeurs régionaux et des coordonnateurs résidents du Système des Nations unies en Afrique centrale. Tenue du 26 au 27 avril à Libreville, la rencontre était placée sous le thème : «Dialogues et accords politiques en Afrique centrale: défis, opportunités et perspectives».

Pour François Louncény Fall, représentant spécial du secrétaire général pour l’Afrique centrale et chef de l’Unoca, «le dialogue et les accords politiques émergent comme une composante essentielle des approches de gestion des crises et de résolution des conflits de la majorité des Etats d’Afrique centrale.

De nombreux pays de la sous-région en ont connu à un moment ou à un autre de leur histoire récente, notamment au cours des deux dernières décennies». L’actualité montre que l’immense majorité des pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) traverse des crises issues de revendications non pourvues. D’aucuns tels que la RDC peinent à mettre en œuvre les sorties de crise concertées. Ils sont même parfois accusés de ne les ignorer.

Nouvelle approche
Le système onusien présent en Afrique centrale entend densifier sa contribution pour le respect des accords négociés. Ainsi, dorénavant, il se propose de renforcer la collaboration avec l’ensemble des parties prenantes aux dialogues y compris les partenaires au développement et bilatéraux.

Cela passe par l’appui aux organisations de la société civile, notamment les organisations de femmes, de jeunes et des médias afin de renforcer leurs capacités et leurs actions dans la prévention des conflits.
Plusieurs pays de la région ne disposent pas de mécanisme interne de prévention de conflit ou même de gestion. Mais sont outillés en force de maintien de l’ordre.

Il serait peut être utile d’encourager à l’édification des instruments nationaux en la matière qui assureront la médiation. C’est le cas des médiateurs de la République sous d’autres cieux qui se veulent des institutions indépendantes chargées d’améliorer les relations entre les citoyens et l’administration (l’Etat).

Zacharie Roger Mbarga

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