Afrique centrale : la gouvernance est chose la moins partagée

Le rapport Mo Ibrahim sur la gouvernance en Afrique est sans appel. L’Afrique centrale apparaît comme l’un des plus grands malades du continent.

Au moment où d’autres sous-régions font des progrès significatifs en matière de démocratie, et affichent des performances économiques optimistes, le cœur du continent semble incapable de relever le défi. Le rapport et ses experts démontrent que les nombreux maux dont souffre la zone sont liés à une mauvaise gouvernance. «L’Afrique centrale ne va pas bien et la situation empire», souligne Nathalie Delapalme, directrice générale de la Fondation Mo Ibrahim.

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), qui prend en compte une série d’indicateurs de développement, classe tous les pays d’Afrique centrale, à l’exception de São Tomé et Príncipe, en deçà de la moyenne. Plus inquiétant, plusieurs grands pays, dont la RDC et le Cameroun, sont considérés comme étant dans un état de «détérioration croissante» sur la période 2008-2017.

Parmi les maux dont souffre la région, le rapport évoque la corruption, la faiblesse du système judiciaire, le recul des avancées démocratiques. «La raison en est précisément que la corruption et l’absence de règle de droit permettent de tels abus, ce qui signifie que ces abus sont l’effet plutôt que la cause. Des élections crédibles sont le résultat d’États dotés d’une bonne gouvernance et non le point de départ», explique Nathalie Delapalme.

Zacharie Roger Mbarga

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