Administrations fiscales francophones : La Credaf en conclave à Yaoundé

Le Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (Credaf) organise sa 34e conférence annuelle dans la capitale camerounaise. L’évènement se déroule du 10 au 13 juin 2019 sur le thème : « Le numérique au service de l’élargissement fiscal ».

Les principales articulations des assises qui s’ouvrent ce 10 juin 2019 à Yaoundé ont été dévoilées au cours d’un point de presse donné vendredi dernier dans la salle de conférence de la Direction générale des impôts (DGI). Face aux hommes des médias, Roland Atanga Fongue a évoqué les enjeux, les objectifs et les attentes, avant de dérouler le programme de la conférence internationale. Le chef de division des études, de la planification et des réformes fiscales a mentionné qu’elle sera couplée aux travaux de l’assemblée générale du Credaf.

Sur les articulations de la réunion qui s’ouvre ce jour, les organisateurs relèvent qu’il est prévu des travaux en atelier sur trois grands points : l’identification et le suivi des contribuables, la simplification des obligations fiscales et le recensement de la matière imposable. Ces travaux seront animés par une centaine de délégués, parmi lesquels des responsables des administrations fiscales des pays membres du Credaf.

Au regard du vent de modernisme qui souffle depuis peu au sein de l’administration fiscale camerounaise, l’intérêt pour notre pays d’abriter ces importantes assises n’est plus à démontrer. En effet, les autorités camerounaises se sont fixé de nombreux défis à réaliser dans la perspective de l’émergence à l’horizon 2035. Toute chose qui nécessite une mobilisation accrue des ressources fiscales internes. Pour se faire, l’administration fiscale, sous l’autorité du ministère des Finances, a entrepris, depuis des quelques années, un train de réformes importantes qui visent non seulement à sécuriser les recettes fiscales, mais également à élargir l’assiette en vue d’offrir des services de qualité et simplifier la vie du contribuable. «Les travaux du Credaf nous permettent d’accélérer ce train de mesures déjà mises en place.

Il y aura une sorte de mutualisation avec ce qui se fait ailleurs en termes de numérique. L’objectif est de bénéficier des avancées enregistrées dans d’autres pays, de conforter les mesures qui sont prises en interne, et de mettre en place de nouvelles dynamiques. Ainsi nous pourrons aller un peu plus loin dans les réformes qui sont mises en place à la DGI», note Roland Atanga Fongue. L’idée étant, ajoute-t-il, une mobilisation accrue des recettes en vue du développement socio-économique. Le contribuable ne doit pas se sentir chaque fois ennuyé, voire embêté dans les opérations de déclaration, de paiement ou de contrôle de l’impôt.

Le Credaf est une association non gouvernementale née en 1982 à Yaoundé. Elle organise tous les ans des échanges d’expériences entre les responsables des administrations fiscales de ses pays membres. L’idée, apprend-on, est de réunir les administrations fiscales francophones pour échanger sur des problématiques qui ont un intérêt pour l’ensemble des pays membres, et de déterminer ensemble les bonnes pratiques en matière d’administration fiscale pour non seulement mobiliser les recettes, mais aussi, et surtout pour rendre un service de qualité aux contribuables.

Source : DGI

 

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