Accord de paix en Centrafrique : la MINUSCA salue les avancées

«La baisse des violences, l’extension de l’autorité de l’Etat et le désarmement des groupes armés dans l’ouest du pays» sont quelques clichés actuels, mais rassurants de la République centrafricaine (RCA).

Lors des discussions à Bangui

Au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) a convoqué plusieurs éléments comme autant d’avancées à saluer dans ce pays. Le 29 janvier dernier à Bangui, Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, n’a d’ailleurs pas hésité à mettre tous ces bons points à l’actif de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février 2019. En plus de la démobilisation des combattants, selon ce responsable, «l’Accord de paix a aussi permis le lancement de la première Unité spéciale mixte de sécurité dans la zone… et contribué au déploiement des forces de sécurité intérieure, notamment des FACA)».

Pour autant, la Centrafrique n’est pas encore un paradis. Pendant que l’on peut se satisfaire d’un certain nombre d’indicateurs positifs, on déplore dans le même temps «des violations graves de l’Accord de paix», s’indigne Vladimir Monteiro. Pour l’essentiel, lesdites violations consistent en «des tueries à Poua par des éléments des 3R, en l’occupation de la ville de Bambouti par l’UPC et en des affrontements entre le FPRC et le MLCJ dans le nord-est du pays», précise le porte-parole de la Minusca, accusant alors les groupes armés d’être les principaux responsables présumés de ces violations. Sur la seule période du 22 au 28 janvier par exemple, on enregistre «19 incidents d’abus, de violation des droits de l’Homme et du droit international ; et 38 victimes», révèle le responsable de la Mission onusienne. Faisant alors le constat «d’une recrudescence des violences dans l’est du pays», ce dernier a toutefois tenu à rassurer quant à la détermination de la Minusca à protéger les populations.

Sur ce dernier point d’ailleurs, un autre responsable de la Minusca s’est félicité de ce que «les casques bleus ont mené 3736 patrouilles dont 1144 nocturnes et ont fourni 524 escortes sur l’ensemble du territoire centrafricain la semaine dernière». Quoi qu’il en soit, la mission onusienne entend poursuivre la 3e phase de son Programme de réduction de la violence communautaire, un programme qui bénéficie à 4400 personnes dans plusieurs localités dont Bangui, Bangassou, Bambari. Vladimir Monteiro a enfin réaffirmé au cours de la conférence de presse hebdomadaire du 29 janvier dernier, la disponibilité de la Mission onusienne à travailler avec «tous ceux qui peuvent aider à faire avancer l’Accord de paix».

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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