Abidjan le 14 novembre 2020 : SOS pour retrouver mon fils

A S.E. Chantal Biya, Première Dame du Cameroun, Yaoundé, République du Cameroun

 

Très chère Maman Chantal Biya,
Je viens très respectueusement auprès de votre très haute personnalité solliciter votre aide pour retrouver mon fils Mendouga Zadi Luc-Andrée, âgé de 11 ans, enlevé le 28 octobre 2020 à mon domicile au quartier Cocody, Cité des Arts de la commune de Cocody à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

En effet, j’ai eu un enfant de sexe masculin avec un Ivoirien. Mais, il ne s’en occupe pas et refuse de se conformer aux décisions de justice l’obligeant à verser une pension alimentaire d’un montant de 200 000 FCFA par mois et 600 000 FCFA par an de scolarité. Décision N° 2174 du 07 décembre 2018 du tribunal d’Abidjan Plateau. En pièce jointe, ladite décision ainsi qu’une saisie rémunération suite au non-paiement des engagements susmentionnés. C’est ainsi que l’année scolaire 2018-2019 a été payée en fin mars 2019. L’année scolaire suivante, 2019-2020, n’a jamais été réglée.

Je joins à cette lettre le procès-verbal de remise de fonds sous contrainte du 29 mars 2019 ainsi que d’autres reçus d’arriérés de paiement de la pension alimentaire.

Haut cadre dans une administration privée et nanti de moyens financiers conséquents, le géniteur de mon fils subit des quolibets de nos connaissances et de ses collègues pour son irresponsabilité envers son fils. C’est ainsi qu’il a entrepris de me le faire payer en simulant une destruction de son véhicule de service en fin août dernier.

Invitée à son bureau, pas loin de mon domicile, à percevoir les arrières de pension alimentaire et une avance de scolarité, il ne me donna pas les sommes indiquées et fut une nouvelle fois la risée de ses collègues et agents de sécurité. Il porta alors plainte le lendemain pour destruction de biens. Entendue par le commissaire Coulibaly Arsène du 8e arrondissement Cocody, j’ai nié les faits. Muni des décisions de justice, Coulibaly dont le rôle n’est pas de me remettre les reçus du greffe, le fit.

Une autre procédure illégale parce que, après une décision de justice qui ne vous sied pas, je pense qu’on doit faire appel et non une requête. Voilà donc le commissaire Coulibaly Arsène qui me connaissait déjà de nom, pour avoir géré une tentative d’enlèvement du même enfant par le capitaine Allaba Ginette épouse Sikeli, me révèle que c’est lui qui a bloqué le dossier afin qu’il n’aboutisse pas.

Le tandem Zadi- Coulibaly se met donc en place pour enlever mon fils. À quel dessein ?
Le mardi 13 octobre, le commissaire Coulibaly Arsène m’informe que le procureur de la République Richard Adou souhaiterait s’entretenir avec moi au sujet des engagements non respectés par le géniteur de mon fils. Lors de ma déposition, il m’a dit que ce dernier voulait voir mon fils, avoir mon adresse ainsi celle de l’école de mon fils. Ce à quoi j’ai répondu négativement, car un procureur de la République ne saurait procéder de cette manière.

Le rendez-vous est donc pris pour le vendredi 16 octobre à 08h après avoir déposé mon fils à l’école.
À ma grande surprise, je n’ai pas été conduite chez le procureur de la République, mais au parquet où on m’a signifiée que je suis déférée à la prison centrale d’Abidjan. Pendant ce temps, le commissaire Coulibaly Arsène s’est rendu chez moi dans la journée et aux environs de 19h30mn pour tenter d’enlever mon fils. Relaxée vers 20h30mn après un direct fait sur Facebook, j’ai récupéré mon fils à l’école après 21h. Je me suis aussitôt rendue à la section recherches de la gendarmerie nationale pour signaler cette tentative d’enlèvement par le commissaire Coulibaly Arsène, en complicité avec le père de mon fils. Plainte que le commandant de la section recherches a délibérément refusée d’enregistrer jusqu’au jour de mon arrestation le 27 octobre par le collègue de l’officier de police Coulibaly, chargé des enquêtes générales. Il a prétendu m’entendre au nom du préfet de police d’Abidjan.

Je croupis en prison depuis trois semaines pour troubles à l’ordre public, destruction des biens d’autrui, voies de fait et coups et blessures volontaires. Mais ces chefs d’accusation sont farfelus parce que j’ai été agressée à mon domicile par le père de mon fils, en compagnie de sa grande sœur et d’une dame que je ne peux pas identifier nommément, mais dont j’ai gardé l’immatriculation du véhicule. C’est ailleurs la force interposition CCDO qui est venue les chasser de mon domicile.

Comment dans ce cas une agression à mon domicile peut se muer en troubles à l’ordre public, destruction de biens, coups et blessures volontaires et voies de fait? Car j’ai été agressée au sortir de la gendarmerie et de la garde à vue, le même jour de la tentative d’enlèvement de mon enfant.

Chère maman Chantal Biya, j’en appelle à ton intervention pour sortir de prison et retrouver mon fils dont j’ai perdu la trace.

Paule Bella
Rédactrice en chef du site www.entreleslignes.online
Tel : 00 225 7443966 /
00 225 41767750

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