Padi-Dja : 3 milliards nécessaires pour la phase I

Le Feicom a remis le document de stratégie pour le développement de la boucle du Dja au gouvernement jeudi 20 septembre 2018 à Yaoundé.

                                                     Remise du Padi-Dja au Minepat délégué

Plus de 3 milliards FCFA seront nécessaires pour la mise en œuvre de la première phase. Elle doit couvrir la période 2019 -2021 comme l’explique Camille Akoa, directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom). Le patron du Feicom a officiellement remis le 20 septembre 2018 le document de stratégie au ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Paul Tasong, au cours d’une cérémonie officielle à Yaoundé.

 

Commande

Le Padi-Dja a été commandé par le Minepat au Feicom en août 2014. Et au terme de onze sessions, l’institution spécialisée dans la gestion des communes a rendu sa copie. Le constat, selon le Feicom, est que: «comme la plupart des communes camerounaises, celles de la zone (de la Boucle du Dja) font face à un déficit de ressources humaines en qualité et en quantité, ce qui ne leur permet pas de mettre en œuvre leur développement […] la mobilisation des ressources financières n’y est pas optimale et les communes ne disposent pas de moyens suffisants pour mener à bien leurs missions», a établi le DG du Feicom. Camille Akoa note également que «les relations entre les différents acteurs ne sont pas suffisamment structurées pour permettre de trouver des solutions endogènes aux problèmes rencontrés et favoriser l’implication de tous dans la gestion des affaires publiques».

 

Impératif

Trois axes stratégiques sont proposés : le développement des capacités organisationnelles et de gestion ; la promotion du développement durable et animation sociale et culturelle ; et la mobilisation et programmation des ressources financières. Ces trois axes sont détaillés en sept autres domaines. À travers le Padi-Dja, le gouvernement ambitionne d’atteindre des objectifs tels que: une augmentation du nombre d’acteurs économiques de 10% par an, l’augmentation des ressources financières de 20% dans 80% des communes; ou encore 80% de document de planification tenus à jour.

Pour sa part, Paul Tasong, le ministre délégué a rappelé que «la mise en exploitation de nombreux projets miniers dans les régions de l’Est et du Sud-Cameroun va inéluctablement induire d’importants changements sociaux et de nombreux bouleversements de l’écosystème de la zone, réputé sensible. Une anticipation de la mise en place des outils stratégiques d’aménagements […] apparaît comme un impératif».

 

 

Bobo Ousmanou

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