Réserves de change: le FMI pour un partage du fardeau

Afin d’éviter le ruse, «l’opportunisme» (volontaire ou involontaire) et surtout les effets néfastes «de passager clandestin», le Fonds monétaire international (FMI) prescrit à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) «des règles contraignantes sur le partage du fardeau».

Le taux de couverture de la monnaie (la capacité des pays à couvrir leurs importations par leurs revenus d'exportations) a connu une évolution séquencée en zone Cemac tout au long de l’année.

Dans une étude publiée le 3 aout 2018, le FMI démontre que les avoirs de la Cemac se présente comme suit : Beac (441,609 milliards francs CFA) ; Cameroun (1 579,571 milliards francs CFA) ; Gabon (383,667 milliards francs CFA); Congo (138,338 milliards francs CFA) ; Guinée équatoriale (-50,809 milliards de francs CFA) et Tchad (-118,421 milliards francs CFA). Pour continuer d’importer, les deux derniers Etats bénéficient du principe de solidarité.

Le FMI propose que le principe de solidarité ne soit invoqué que pendant une période limitée. Elle est dite «période de grâce» et devrait être instituée pour le pays membre en infraction à mesure de mobiliser les moyens financiers nécessaires pour régler ses obligations de manière ordonnée. Par exemple, par le biais de la liquidation d’une partie de son Fonds national de stabilisation. Le pays devra également se faire évaluer par ses pairs dans le cadre de la surveillance multilatérale et des politiques communautaires d’ajustements.

Zacharie Roger Mbarga

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