Premiers coups de marteau de la Cour pénale spéciale

La Cour pénale spéciale (CPS) sur la République Centrafricaine a tenu sa première session criminelle le 19 juillet dernier à Bangui.

A l’occasion, l’institution judiciaire chargée d’enquêter sur les violations graves des droits humains commises en Centrafrique s’est penchée sur le dossier de Rose Kpiamalé. Elle est accusée d’être à l’origine de la mort d’une personne au quartier Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui en septembre 2016. Mais la session n’est pas allée au fond de l’affaire. Le conseil de Rose Kpiamalé dit n’avoir pas tous les documents nécessaires pour assurer sa défense. «On ne peut pas plaider pour une personne sans avoir le fond du dossier. J’ai sollicité de la cour le renvoi de cette affaire pour permettre de prendre en communication le fond du dossier et préparer la défense de ma cliente afin que la justice qui doit être rendue puisse être équitable», justifie Me Anatole Max Maïtovo. Une demande acceptée par le président de la cour Thierry Joachim Pessire, qui a renvoyé la cause au mois de septembre prochain.

Sensibilisation
Avant son premier procès, la CPS a lancé ce 17 juillet une campagne de sensibilisation sur ses missions. Avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), les principales cibles de cette campagne, menée par huit organisations de la société civile, sont les leaders communautaires et religieux. «Nous sommes dans une étape cruciale au travail de la Cour qui est entrée dans une phase opérationnelle et va prochainement démarrer son travail d’enquête. Dans ce cadre, le premier travail du sensibilisateur est de permettre aux populations de bien comprendre le mandat et le fonctionnement de la CPS», indique Théophile Momokoana, le porte-parole de la Cour. Alain Ouaby Bekaï, le Procureur spécial adjoint, appelle les victimes, les témoins et autres acteurs à s’impliquer dans les procédures judiciaires engagées dans le pays. Cette campagne sera menée à Bangui et en provinces jusqu’en septembre prochain.

Zacharie Roger Mbarga

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