Transport multimodal: L’appoint de la Banque mondiale au Cameroun

L’institution de Brettons Woods a présenté la semaine dernière ses appuis pour une plus grande fluidité du transport des biens au port de Douala et dans les corridors sous régionaux qui dépendent de cette infrastructure.

Port de Douala, point de départ de plusieurs corridors sous-régionaux.

Dans le cadre de sa stratégie intégrée sur le transport multimodal, la Banque mondiale appuie le Cameroun dans la facilitation du transit des marchandises. Cet appui prend corps à partir du port de Douala à travers l’amélioration des stockages et des procédures de dédouanement. Il s’achève dans la densification du réseau routier sous-régional qui lie le Cameroun au Tchad et à la RCA.

Transport multimodal

L’institution de Bretton Woods apporte son soutien à la mise en place d’un nouveau régime de transit au Cameroun. Celui-ci consiste à rendre automatique et à réduire le nombre et la durée des autorisations administratives. Il consiste en outre à un meilleur traitement des marchandises pour un passage rapide des frontières. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’établissement du guichet unique et l’augmentation des tarifs de l’entreposage des conteneurs au port de Douala.

Pour l’équipe d’experts en transport de la Banque mondiale, cette augmentation vise à contraindre les opérateurs économiques à débarrasser les quais d’entreposage. Car, estiment-ils, les prix avantageux pratiqués par le Cameroun encourageaient certains opérateurs à prolonger le séjour portuaire de leurs conteneurs. Ce qui a occasionné la congestion du port de Douala.

D’autres secteurs tels que le transport aérien et ferroviaire bénéficient de l’accompagnement de la Banque mondiale. Pour le premier, il s’agit d’un accompagnement dans l’amélioration de la sureté et la sécurité. Pour le second, il s’agit de la sécurisation des voix ferroviaires. Pour appuyer la stratégie intégrée du transport multimodal qu’elle œuvre à mettre en place, l’institution financière octroi 4 millions de dollars. Un plan d’investissement prioritaire dans les transports devrait être présenté en mars 2019.

Corridors

A travers les corridors transfrontaliers de la sous-région, la Banque mondiale veut soutenir les échanges intracommunautaires. Dans le cadre du projet «Cemac transport and trade facilitation» d’un montant de 650 millions de dollars validé depuis 2007, deux tronçons sont actuellement en réhabilitation sur le corridor Douala-Ndjamena.

Il s’agit de l’axe Mora-Dabanga-Kousseri long de 207 km. D’un coût de 61 milliards de francs CFA (45 milliards pour la banque mondiale et 15 milliards pour le Cameroun), ce chantier a connu des perturbations après le kidnapping des employés de la précédente entreprise de construction. Aujourd’hui, c’est le génie militaire qui assure les travaux.

Le second tronçon relie Babadjou à Bamenda. Il est en cours d’exécution. Un premier satisfecit de la Banque mondiale est la livraison déjà effective des chantiers routiers au nord et au sud de N’Gaoundéré. Pour améliorer le service sur les tronçons sous régionaux, la Banque mondiale envisage mettre sur pied un observateur des corridors.

Zacharie Roger Mbarga

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