Central African Backbone: les retombées attendues

Par ces projets, les chefs d’État et de gouvernement et les représentants de haut niveau ont reconnu, qu’il était indispensable d’améliorer l’accès aux TIC, en particulier aux réseaux et aux services à haut débit, et de résorber la fracture numérique pour faciliter l’échange d’informations entre gouvernants et gouvernés. L’interconnexion numérique sous régionale permettra donc de :

  • contribuer à la diversification de l’économie camerounaise, au désenclavement numérique des zones cibles du projet et à l’intégration régionale par l’entremise d’une infrastructure à fibre optique d’accès aux pays limitrophes (Congo, Nigéria et RCA) ;
  • d’améliorer l’accès des populations, des administrations et des entreprises aux services de télécommunications/TIC ;
  • de réduire des tarifs d’accès aux services des télécommunications et de l’Internet ;
  • de contribuer à l’inclusion sociale, économique et financière des populations de l’intérieur du pays ;
  • d’améliorer l’offre de formation et de l’accès aux TIC dans l’enseignement supérieur ;
  • d’accroitre la connectivité ;

L’intégration numérique permettra également d’appuyer la régulation du marché de gros à travers l’application intégrale du principe de l’«accès ouvert » sur chaque liaison à fibre optique afin de s’assurer des conditions minimales pour une compétition sur les prix d’accès au grand bénéfice des utilisateurs finaux.

À ce sujet, elle aura pour avantage de prévoir spécifiquement une provision, au profit de l’ART toujours, aux fins de l’élaboration d’un modèle économique sur la fixation des coûts d’accès à la connectivité nationale et internationale pour lever les barrières à l’entrée dans le segment de la fibre optique. 

Par ailleurs, le taux de bancarisation est assez bas au Cameroun (moins de 10% en tenant compte aussi des institutions de microfinance). L’intégration va augmenter le potentiel de la Campost en terme de gain des parts de marché et de productivité importants que le secteur postal peut tirer des applications TIC acquis dans le cadre du projet CAB, afin de renforcer l’inclusion financière au profit des populations rurales du Cameroun en particulier, et de la sous-région en général.

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Jean René Meva’a Amougou

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