Coopération interuniversitaire: l’Afrique centrale dans l’agenda extérieur brésilien

C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre les partenariats avec quelques institutions d’enseignement supérieur de la sous-région.

«Le Brésil porte l’Afrique centrale dans son cœur ! Il y a deux-cents ans, le commerce d’esclaves unissait ces deux rives de l’Atlantique. Aujourd’hui, ce sont le partage de connaissances, les échanges commerciaux et les investissements qui cimentent leur coopération». Invité du Forum diplomatique organisé à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) à Yaoundé le 21 avril 2022, Wagner Vilas Boas de Sousa déclinait l’un des pans de la pratique diplomatique actuelle de Brasilia. «Le gouvernement de mon pays accorde une attention particulière au développement d’axes de coopération Sud-Sud», a indiqué le Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur du Brésil.

Concrètement…
Entre quelques universités de l’espace publiques et privées Cemac et celles du Brésil, le package se décline en divers modules (facilitation des échanges en matière de gouvernance universitaire et de recherche; organisation des colloques, des réunions et autres rencontres scientifiques, avec un accent mis notamment sur les secteurs tels que la formation doctrinale, le numérique et l’entreprenariat). Ces dernières années, le Brésil est parvenu à accroître sa présence dans les campus d’Afrique centrale. À ce sujet, l’on peut évoquer (entre autres): le programme dénommé PEC-G 2022 (Programme des étudiants-Convention de graduation) que le Brésil offre chaque année à des dizaines d’étudiants de la sous-région; les accords entre les Universités de Dschang et de Yaoundé I (Cameroun) et les Universités de Para et de et de Paraíba (les premiers fruits de cette démarche sont disponibles avec 400 bourses ouvertes par les universités de ces deux institutions académiques brésiliennes aux étudiants de l’Université de Dschang).

Dès lors, les relations avec l’Afrique centrale, présentées comme étant spéciales, doivent se développer et se consolider davantage, d’autant que, d’après Brasilia, «la sous-région aurait tout à gagner dans une coopération plus poussée avec le Brésil du fait qu’elle dispose de tous les atouts pour contribuer à la renaissance africaine».

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Ongoung Zong Bella

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