Ressources humaines de la Commission: la pierre angulaire de l’édifice de la Cemac

Le dirigeant communautaire a aussi fait du chantier de la discipline et de l’assiduité au travail, une de ses priorités. Son action s’est étendue à la réforme de la rotation des postes de responsabilité au sein des institutions sous-régionales.

«Les comportements déviants et l’insubordination», semblent vouloir faire leur nid au siège provisoire de la Commission de la Cemac à Malabo. Le risque selon le président de l’institution sous-régionale est que les fonctionnaires communautaires qui s’en rendent coupables, gangrènent, paralysent et au final, décrédibilisent l’ensemble de l’appareil. La perspective de la concrétisation d’une telle éventualité ne laisse évidemment pas le Pr Daniel Ona Ondo insensible. Le dirigeant communautaire a ainsi convoqué et présidé au début du mois d’avril en Guinée Équatoriale, une réunion sectorielle. Elle a réuni non seulement les responsables de la direction des Ressources humaines (DRH), mais également ceux de la direction des Affaires juridiques (DAJ).

«Nous devons défendre notre institution, il ne s’agit pas de la personne d’Ona Ondo, mais bien de celle de la Commission», a commencé par énoncer à ces derniers, le haut responsable sous-régional. Avant d’instruire ses collaborateurs «d’éviter le laxisme et la médisance». Étant entendu que désormais, «les comportements déviants ne seront plus tolérés», a martelé le président de la Commission de la Cemac. Le Pr Daniel Ona Ondo a alors prescrit dans son élan que «le traitement de tous les fonctionnaires se fasse sur la seule base de leur travail et de leurs états de service». À l’en croire, cette rigueur dans la gestion des ressources humaines de la Commission de la Cemac est le meilleur moyen de lutter contre l’absentéisme. Elle donne en même temps à l’institution sous-régionale, les moyens de mieux se déployer. Et ce faisant, de contribuer à l’édification d’une Communauté économique et monétaire toujours plus forte et toujours plus intégrée. Ceci pour le plus grand bonheur des populations et des chefs d’État et de gouvernement de la Cemac. Lesquels ont mis en place les institutions communautaires pour les aider à concrétiser leur vision d’intégration, de développement et de prospérité.

Rotation des postes, la réforme

La question de l’indiscipline au sein des institutions communautaires peut également trouver son fondement dans le mécanisme actuel de rotation des postes de responsabilité au sein desdites institutions. Le président de la Commission de la Cemac espère en tout cas voir ce procédé connaître une évolution. «La question de la rotation des postes à la tête des institutions communautaires ne doit pas être prise à la légère», a laissé entendre le haut responsable sous-régional. Le Pr Daniel Ona Ondo a à cet égard «demandé à ses collaborateurs de mener une réflexion sur une possible réforme». Les services compétents de la Commission de la Cemac doivent à l’issue de celle-ci, «préparer une note générale à envoyer aux États. Celle-ci doit, entre autres, s’appuyer sur les postes à pourvoir pour chaque pays, le profil des candidatures de nomination et sur les différents mandats au sein des institutions». Le président de l’institution sous-régionale a enfin fait valoir à ses collaborateurs «être plus enclin à porter ce dossier auprès des chefs d’État». La raison évoquée par le Pr Daniel Ona Ondo est qu’il est lui-même «en fin de mandat», rapporte un communiqué de la Commission de la Cemac.

Théodore Ayissi Ayissi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *