Faible présence de la jeune fille dans les TIC au Cameroun : les solutions du gouvernement

Selon le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), résorber ce déficit passe par la formation et l’incitation de la gent féminine aux métiers du digital.

Selon les dernières statistiques de l’UIT, la proportion de femmes utilisant internet dans le monde s’élève à 48%, contre 55% pour les hommes. En termes relatifs, cela signifie que l’écart entre les sexes dans l’utilisation d’internet dans le monde s’élève à 12.5%. Menée par l’ONG «femme et TIC» sur la fracture numérique genre en Afrique, menée dans six pays africains (Bénin, Burkina, Cameroun, Mali, Mauritanie et Sénégal), une autre étude confirme l’effectivité de ce fossé, en montrant que les femmes ont un tiers de chance en moins que les hommes, de bénéficier des avantages et des opportunités de la société de l’information. «Il s’agit en réalité des disparités d’accès et de contrôle des hommes et des femmes sur les TIC, leurs contenus et les compétences permettant de les utiliser. Du fait de leur statut social, les femmes africaines sont pénalisées en termes de participation à la décision, dans le domaine des contenus et des capacités, et en termes d’accès et d’accessibilité aux TIC», commente Mme Libom Li Likeng à l’occasion de la commémoration, à Yaoundé ce 29 avril 2022,  de la 11e édition de la «Journée Internationale de la jeune fille dans les TIC».

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Ainsi, pleinement conscient des évolutions technologiques en cours dans le monde et soucieux de combler le fossé numérique qui a tendance à se creuser entre les diverses composantes de la société, notamment entre les genres, le gouvernement camerounais entend apporter des solutions au problème. D’après la Minpostel, «il faut, entre autres, encourager les filles et les jeunes femmes à poursuivre des études en sciences, technologie, ingénierie et mathématique; inspirer les filles et les jeunes femmes à travailler dans ces carrières; accroitre la réussite et les modèles inspirants des filles et des femmes dans le domaine des TIC et prendre des mesures soient pour que la jeune fille se sente en sécurité en ligne».

Cette année, le thème choisi pour la 11e édition de la Journée Internationale de la jeune fille dans les TIC est: «Accès et sécurité». Face au retard des législations, plusieurs organisations cherchent à armer les femmes et les filles avec les ressources et outils nécessaires pour pouvoir assurer leur protection en ligne, en luttant contre toutes les formes de violence en ligne et en encourageant les femmes à prendre possession des espaces digitaux et à faire valoir leurs droits sur ces plateformes, pour des comportements plus égalitaires chez les internautes. La stratégie de réduction du fossé numérique au Cameroun, qui s’inscrit au rang des priorités de la vision de développement à long terme des pouvoirs publics, vise à permettre à tous, d’accéder et de contribuer à l’information, à la connaissance ainsi que de bénéficier des capacités majeures de développement offertes par les TIC.

Instituée par l’Union internationale des télécommunications, la célébration de la Journée internationale de la jeune fille dans les TIC, vise à créer un environnement international, qui encourage les jeunes filles et jeunes femmes, à envisager une carrière dans les TIC, secteur en pleine expansion, et à permettre ainsi aux jeunes filles comme aux entreprises technologiques, de bénéficier des avantages d’une plus grande participation féminine.

Jean-René Meva’a Amougou

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