Extrême-Nord du Cameroun : Le Logone-et-Chari dans une bonne passe

Le Comité national de pilotage du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac) a tenu sa première session ce 17 janvier 2022 et permis de passer en revue les activités à mener au profit des communautés de ce département en 2022.

Le Minepat entouré des membres du Copil du Prolac et des représentants des bénéficiaires

Le Comité national de Pilotage (Copil) du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac) a enfin pu tenir ce 17 janvier 2022 à Yaoundé sa première session. Les travaux étaient présidés ce lundi par le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Alamine Ousmane Mey s’est avant tout félicité de la présence à ses côtés du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary.

Il se trouve en effet que dans le cadre du Prolac, le département du Logone-et-Chari est le principal bénéficiaire «d’un financement de 60 millions de dollars octroyés par la Banque mondiale, soit l’équivalent de 35,9 milliards FCFA». Et à en croire le Minepat, ce montant est destiné à «transformer la physionomie de la région de l’Extrême-Nord et en particulier de ce département du Logone-et-Chari». La première session du Copil du Prolac avait donc entre autres ambitions de passer en revue les activités à mener en 2022, mais pas seulement.

Ordre du Jour
Le Copil du Prolac est un organe créé par arrêté du 8 mai 2021 du Premier ministre, chef du gouvernement. La première session était censée se tenir au cours du même exercice pendant que se préparait intensément la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2021). Seulement, la session a pâti des contraintes imposées par la pandémie de Covid-19. Les travaux présidés ce 17 janvier 2022 par le Minepat devaient dès lors également servir de séance de rattrapage.

Ils ont ainsi intégré «l’approbation et la régularisation du Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2021; la revue des premières activités conduites par l’Unité de mise en œuvre du Projet, et l’examen et l’approbation du Plan de travail et du budget annuel PTBA 2022 du prolac», a relevé Alamine Ousmane Mey. Une dernière articulation a cependant également consisté à «donner des orientations stratégiques pour une mise en œuvre efficace et efficiente du projet» renseigne une note d’information.

Plan d’action 2022
Les grandes lignes du plan de travail 2022 du Copil du Prolac donnent plusieurs indications. D’abord, il est prévu au cours de l’exercice concerné «la réhabilitation de 314 km de route dans cette partie de notre pays pour la mobilité et renforcer la connectivité. Il s’agit aussi de renforcer les activités génératrices de revenus pour qu’à travers les initiatives à haute intensité de main d’œuvre, plus de 300 mille compatriotes dans ce département puissent accéder directement à l’emploi direct». Le ministre Alamine Ousmane Mey laisse également entendre que le gouvernement escompte «plus de 800 mille emplois indirects.

Tout ceci participe au renforcement de la cohésion sociale pour qu’une meilleure gestion des ressources qui sont certes rares, puisse se faire de la manière la plus sereine et la plus organisée, et que les populations, éleveurs, agriculteurs et pêcheurs puissent dans la paix et la tranquillité, vaquer à leurs occupations avec satisfaction». Un souhait partagé par le représentant des jeunes bénéficiaires du Prolac. Ousmane Mahamat déplore en effet en cette période de Coupe d’Afrique des nations, «les affrontements intercommunautaires et la rareté des pluies due à une mauvaise pluviométrie». Il formule de ce fait le vœu que «tout ce qui a été dit pendant la session, notamment en ce qui concerne le financement des jeunes agriculteurs et la construction des forages soit réalisé. La jeunesse attend avec impatience», a-t-il insisté.

Perspectives
Au-delà de la première session du Comité de pilotage du Prolac, certaines initiatives déjà actées sont appelées à connaître des évolutions. C’est le cas de «la réhabilittion du tronçon Mora-Waza-Dabanga-Kousseri qui bénéficie à nouveau du soutien de la Banque mondiale». Alamine Ousmane Mey évoque en outre le projet Viva Logone. À l’en croire, il est relatif à «l’utilisation des aménagements hydroagricoles pour renforcer la production du riz, renforcer l’occupation des populations, renforcer la compétitivité de nos produits et supporter la politique d’import-substitution du Cameroun en réduisant nos importations et en renforçant le rôle que le secteur agricole peut jouer pour l’avènement d’un Cameroun émergent à l’horizon 2035».

Théodore Ayissi Ayissi

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