«Les Comoriens se battront pour la place qu’ils méritent»

Le sport en général et le football en particulier sont un grand élément pour rassembler les Comoriens. Effectivement, ils sont fiers. Le sport nous unit. Ces deux éléments méritent d’être accompagnés et supportés par le gouvernement. Comme je l’ai dit, ça réunit les Comoriens.

Le président comorien était l’invité spécial de la CRTV le 9 janvier dernier. Il a fait mention de son satisfecit quant à l’accueil et à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021 par le Cameroun.

Azali Assoumani

Comme vous l’avez dit, c’est la première fois que l’équipe des îles Comores participe à la finale de la Can. Tous les efforts ont été faits. Fort heureusement, nous sommes arrivés à ce résultat. On a été qualifié. Effectivement, je ne pouvais pas ne pas être là et surtout qu’elle est organisée dans un pays frère appelé le Cameroun. Pour moi, c’est non seulement un honneur, mais un plaisir d’accompagner la Can, d’être ici aux côtés de mon grand frère, le président Paul Biya pour montrer ma solidarité. Ça fait 50 ans, mais on fait confiance aux peuples camerounais qui vont prendre toutes les dispositions pour que cet évènement se passe dans la paix, la sécurité et surtout le fair-play. Que le meilleur gagne.

Le sport en général et le football en particulier sont un grand élément pour rassembler les Comoriens. Effectivement, ils sont fiers. Le sport nous unit. Ces deux éléments méritent d’être accompagnés et supportés par le gouvernement. Comme je l’ai dit, ça réunit les Comoriens. C’est l’épanouissement de la jeunesse. C’est occuper la jeunesse pour qu’elle s’occupe de l’intérêt du pays. Ils savent que c’est pour redorer l’image des Comores. Ils le font pour les Comores ; ils en sont conscients. Les populations comoriennes en sont très reconnaissantes.

Le gouvernement a beaucoup à faire parce qu’il y a tellement d’initiatives communautaires en suspens, et que le gouvernement a le droit d’accompagner. Non seulement le gouvernement investit, mais aussi les communautés elles-mêmes font des investissements. Nous accompagnons ces investissements communautaires. Il y a un plan national qui est fait par rapport aux stades qui doivent accueillir le sport de toutes catégories : communautaire, national… On est en train de travailler. La Chine nous a construit un très beau stade appelé Omnisports de Marozouni. Et nous sommes en train de voir comment il est possible d’avoir des stades dans toutes les îles, un stade représentatif. Dans chaque île, il y a des stades qui sont faits. Je voudrais vous rassurer que dans le programme que nous élaborons, la jeunesse prend une place très importante.

Le président Paul Biya est un grand frère, et le fait pour moi de venir à l’ouverture, c’est pour accompagner le Cameroun, ainsi que le président de la République. Pour que cette Can se passe dans les conditions satisfaisantes. Ça doit être un message qu’on donne aux autres pour leur montrer comment ça se passe à la Can. Et pourquoi pas prendre la coupe du monde et l’organiser. Parce que dans l’histoire africaine, c’est seule l’Afrique du Sud qui l’a fait.

Les îles Comores possèdent 66% des jeunes de moins de 30 ans. C’est une jeunesse qu’il faut occuper, parce qu’effectivement si rien n’est fait, il y aura des dérapages. Il y a deux façons de les occuper. On peut procéder par la formation de ces derniers ou par le sport, le football dans toutes ses autres catégories. L’objectif est de veiller que cette jeunesse soit un pilier de la paix, la sécurité et du développement. Le sport est l’épanouissement de la jeunesse. De ce côté, on peut l’accompagner.

Dans ma jeunesse, j’ai toujours participé à l’épanouissement du sport dans tous les domaines. Maintenant, en tant que chef d’Etat, je le fais non seulement par amour pour moi, mais également par devoir. On peut faire, on peut dire, mais il est important d’être présent. J’ai un agenda chargé, mais j’ai fait le déplacement pour leur montrer que nous sommes avec eux.
Le président Paul Biya est un grand frère, et le fait pour moi de venir à l’ouverture, c’est pour accompagner le Cameroun, ainsi que le président de la République. Pour que cette Can se passe dans les conditions satisfaisantes.

Ça doit être un message qu’on donne aux autres pour leur montrer comment ça se passe à la Can. Et pourquoi pas prendre la coupe du monde et l’organiser. Parce que dans l’histoire africaine, c’est seule l’Afrique du Sud qui l’a fait. On doit démontrer par ces occasions les conditions prises pour assurer la paix et limiter la propagation du virus de Covid-19. Je salue toutes les initiatives prises par les Camerounais et que ça se passe dans les bonnes conditions. C’est une leçon qu’on donne. Nous sommes capables de ce qu’ils font.

Le monde entier, qui regarde l’Afrique, voit un continent qui a des compétences, des talents, des capacités et parmi lesquels le sport. C’est un vecteur de développement. C’est un résultat qui ne dit pas son nom. Le message que j’adresse aux pairs africains est que nous sommes tous ici parce qu’ils sont représentés. Y en a qui n’ont pas été qualifiés, mais qui y sont. Notre solidarité doit accompagner le Cameroun. Que cet acte soit un autre exemple pour que le prochain pays organisateur l’accueille au mieux. Pour ma part au Comores, je prie que ça se passe très bien au Cameroun pour que si mon pays organise une Can, le Cameroun fasse la même chose. Et que l’Afrique elle-même, face aux autres continents, est en marche pour l’avenir et on force la considération et le respect.

Le sport, c’est d’abord le fair-play. L’équipe comorienne est bien préparée. Au regard de nos dernières rencontres, on ne peut pas proclamer la victoire. Je dis juste que le meilleur gagne. Les comoriens se battront pour la place qu’ils méritent.

Source: CRTV
Propos rassemblés par Presvualie Ngo Nwaha (stagiaire)

 

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