Approvisionnement en électricité: lumière sur l’accord entre Brazzaville et Kinshasa

La journée du lundi 6 décembre 2021 marque le début d’un renouveau en matière d’approvisionnement en électricité pour les populations de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo (RDC).

Ces deux pays, séparés par le fleuve Congo, ont procédé ce jour-là à Brazzaville à la signature d’un accord de coopération énergétique. L’une des ambitions alors affichées est de concrétiser le «projet dénommé ‘‘Boucle de l’amitié énergétique’’», apprend-on.

Dans son essence, la Boucle de l’amitié énergétique est une initiative au cœur d’une nouvelle architecture énergétique intégrée en Afrique centrale. Elle est censée mettre en valeur le potentiel de ces deux pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Le projet a précisément vocation à «alimenter plusieurs lignes à haute et très haute tension destinées à fournir de l’énergie notamment aux industrie minières en République Démocratique du Congo», précise Jean-Richard Itoua.

Le ministre congolais (Brazzaville) des Hydrocarbures retient toutefois également comme avantage pour son propre pays, «la mise en valeur du gaz produit par la société pétrolière italienne Eni». Dans tous les cas, il est à terme envisager la fin des délestages pour les ménages des principales métropoles situées de part et d’autre du fleuve Congo. Pointe-Noire et Brazzaville devraient ainsi pouvoir en bénéficier.

Des précisions n’ont certes pas encore été apportées sur le coût, les conditions et les modalités de financement de ce projet intégrateur. Il est toutefois déjà possible d’affirmer que «le contrat a été conclu pour une durée indéterminée. Il devra faire l’objet d’une évaluation tous les cinq ans», ont relevé les autorités compétentes des deux pays le 6 décembre dernier.

Théodore Ayissi Ayissi

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