Corridors et frontières: le BGFT et la CEEAC partenaires pour une gestion rationnelle

«Nous proposons simplement la gestion intelligente des corridors avec des instruments de facilitation qui permettront d’élaguer considérablement les aléas que rencontrent les acteurs économiques aussi bien publics que privés au sein de la sous-région Afrique centrale».

El Hadj Oumarou et Gilberto Da Piedade Verissimo au centre

Voici ainsi formulé, le cœur de la proposition faite par le coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) au président de la Commission de la CEEAC. El hHadj Oumarou était à Libreville le 7 décembre dernier dans le cadre d’une audience avec Gilberto Da Piedade Verissimo. Il a plaidé pour la mise sur pied d’«une véritable synergie des acteurs économiques commerciaux tout le long des axes, notamment au niveau des frontières pour permettre la célérité dans le traitement des dossiers et éliminer toutes les barrières physiques et non matérielles sur l’ensemble des zones traversées». Le coordonnateur général du BGFT a pour cela sollicité le soutien de la Commission de la CEEAC. Les deux responsables se sont alors «accordés sur la nécessité de procéder, probablement au mois de janvier, à la signature d’un accord de partenariat entre le BGFT et la CEEAC», rapporte la Commission.

Concrètement, El Hadj Oumarou défend l’idée de la mise en place «des instruments de facilitation en vue de réduire des coûts et les délais dans le traitement des dossiers d’une part, et l’amorce d’une véritable zone de Libre-échange qui partirait de l’Afrique de l’Est jusqu’au niveau de l’Afrique centrale, d’autre part». Selon ce dernier, «il faudrait par exemple, que le secteur privé camerounais comprenne le secteur privé rwandais, pour savoir comment ça fonctionne, quelles sont les difficultés et entraves, comment faire pour élaguer toutes ces entraves etc».

Sur toutes ces propositions, une convergence de vue s’est dégagée pendant l’audience. À telle enseigne que le président de la Commission de la CEEAC a souhaité que «l’action du BGFT ne se limite pas qu’en zone Cemac, mais qu’elle s’élargisse à l’ensemble de l’espace communautaire de la CEEAC». Puisque pour Gilberto Da Piedade Verissimo, «la gestion rationnelle et intelligente des corridors et des frontières est en parfaite concordance avec les attentes de la CEEAC sur la mise en œuvre de la quasi-totalité des projets retenus par les différents domaines d’intervention de la CEEAC».

TAA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *