Comité consultatif permanent de l’Onu: le Gabon succède au Burundi

L’enjeu de la 52ème session du Comité consultatif permanent des Nations unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale était au moins double.

D’une part, il s’agissait pour le représentant spécial et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), François Lounceny Fall, et les ministres compétents des onze pays membres de la CEEAC, de mettre sur la table la question de la transition au Tchad. D’autre part, la session tenue le 26 novembre dernier à Libreville devait servir de prétexte au passage officiel de témoin entre le Burundi et le Gabon. Libreville a ainsi officiellement pris la succession de Gitega à la tête de l’organe onusien.

Dès le 1er janvier 2022, la République gabonaise va en effet occuper pendant les deux prochaines années le siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies. Elle est destinée à ce poste depuis son élection en juin dernier lors de la 75ème Assemblée générale de l’institution internationale. Et c’est à ce titre qu’elle va désormais présider le Comité consultatif permanent sur les questions de sécurité en Afrique centrale. Par la voix de son chef de l’État, le Gabon a dès lors pris l’engagement d’assurer un leadership sur toutes les problématiques d’importance se rapportant à la sécurité dans l’espace communautaire.

Quelques-unes se posent déjà avec acuité et tournent autour de l’égalité des genres, de la piraterie maritime, de l’extrémisme violent, ou du terrorisme. Ali Bongo Ondimba a explicitement indiqué à la délégation de responsables qu’il a reçue, que «sur tous ces sujets, le Gabon est déterminé à remplir son rôle de pilier régional et continental au sein du Conseil de sécurité de l’Onu».

Théodore Ayissi Ayissi

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