Bassin du Lac Tchad : l’eau en quête de durabilité

Depuis ce 24 novembre 2021 à Douala et ce jusqu’au 26 novembre prochain, l’eau est au cœur d’un atelier régional.

Sachant qu’elle est une ressource vulnérable, limitée, indispensable à la vie, au développement et à l’environnement, son développement et sa gestion durable devraient être fondés sur une approche impliquant usagers, planificateurs et décideurs à tous les niveaux. Pour tous ces usages tant en agriculture, élevage et pisciculture, l’eau a une dimension économique et devrait être considérée comme un bien économique. C’est pourquoi une réflexion sur les mécanismes de renforcement des instruments de coopération transfrontalière pour la gestion des conflits liés à l’exploitation des ressources dans le sous bassin du Logone est nécessaire.

L’atelier est en conformité avec l’objectif de la Charte de l’eau du Bassin du Lac Tchad. Il est organisé conjointement par la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et le projet GEF-PNUD. Les travaux constituent aussi une occasion pour les participants d’échanger et de renforcer les compréhensions sur l’importance de la coopération transfrontalière pour la gestion équitable et durable des ressources du fleuve Logone largement partagées entre le Tchad et le Cameroun. «La gestion du Bassin du Lac Tchad est aujourd’hui en proie à beaucoup de difficultés. C’est pourquoi le présent atelier est un moment qui regroupe tous les acteurs à la fois les ministères sectoriels, les experts, les universitaires, les usagers de l’eau, les élus locaux du Cameroun et du Tchad. Tous vont essayer de réfléchir ensemble à pour trouver des solutions à la fois adaptées et endogènes. Il est donc question de bâtir un dialogue au niveau des cours d’eau», précise Armel Gilles Mewouth Thang de l’UICN-Programme Cameroun.

Charte de l’eau
La CBLT s’est dotée d’un cadre juridique et réglementaire qui est celui de la Charte de l’eau du Bassin du Lac Tchad adoptée le 30 avril 2012 par les chefs d’État et de gouvernement de la CBLT. La Charte est aujourd’hui dans un processus de mise en vigueur après sa ratification par les quatre pays membres de la Commission. L’objectif global est de créer un environnement favorable à la mise en œuvre des synergies d’actions pour la gestion équitable et le développement efficace et durable des ressources en eau et de l’environnement du Bassin de Lac Tchad. Ceci dans la perspective d’une «amélioration de manière significative des conditions de vie de la population tchadienne, et aussi par rapport à leur sécurisation. Et sachant que la gestion de ces ressources s’opére de manière intégré entre le Cameroun et le Tchad, il sera question de prendre en compte le changement climatique actuel et ses conséquences très précises sur la gestion d’une manière générale», explique Ignabe Padacke, directeur général technique des Ressources en eau et Réglementation au Tchad.

Diane Kenfack

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