Cameroun-Arabie Saoudite : La coopération amorce un nouveau tournant

Dès cette année, le répertoire diplomatique entre Yaoundé et Riyad fait valoir une activité plus soutenue.

Moment de la signature entre Felix Mbayu (àd) et Ahmed Bin Abdelaziz Qattan

L’ambiance sur l’axe Yaoundé-Riyad n’est plus celle des mots qui se cherchent encore. Depuis le 10 novembre 2021, les deux capitales sont liées par un «accord général de coopération». Signé à Yaoundé par Felix Mbayu et Ahmed Bin Abdelaziz Qattan (respectivement ministre délégué auprès du ministre camerounais des Relations extérieures chargé de la Coopération avec le Commonwealth et ministre d’État chargé des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères du Royaume de l’Arabie Saoudite), les documents consultés par la SPA (Saudi Agency Press) prévoient «d’encourager la coopération entre les deux pays dans les domaines économique, commercial, d’investissement, éducatif, artistique, culturel, médiatique, touristique, jeunesse et terrains de sport».

Booster
Pour quiconque sait lire entre les lignes, il est à envisager un coup d’accélérateur dans divers projets impliquant la participation saoudienne au Cameroun. L’on pense notamment à l’investissement dans le machinisme agricole, l’extension du réseau du chemin de fer dans le pays, l’aménagement des lignes Douala-Kumba, Douala-Nkongsamba-Dschang-Bamenda, ou entre Yaoundé vers la région du Sud, l’achèvement du chantier d’aménagement de l’Université de Ngaoundéré.

Depuis l’établissement des relations entre le Cameroun et l’Arabie Saoudite en 1966, le répertoire d’actions diplomatiques entre Yaoundé et Riyad tourne autour d’une «coopération gagnant-gagnant». «En effet, la clé de voûte des négociations entre nos deux pays est la capacité à transformer les échanges de haut niveau en relations de confiance dans le strict respect de la souveraineté de l’une et l’autre parties», a décrit Ahmed Bin Abdelaziz Qattan.

Une approche similaire avait également été déployée à Yaoundé le 19 novembre 2018 par Mohammed Bin Abdullah Al-Ayesh. Alors vice-ministre saoudien de la Défense, il évoquait (entre autres) la signature d’un accord de financement (par le Fonds Saoudien de Développement) pour le bitumage d’un tronçon de la route Foumban–Tibati en 2009, le financement de la construction du barrage hydroélectrique de Song-loulou, le complexe islamique de Tsinga à Yaoundé.

Ongoung Zong Bella

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *