Processus d’intégration: La prise en compte de la jeunesse à parfaire

La célébration de la 9e journée Cemac a permis de mettre en exergue l’absence d’instruments de promotion de l’entreprenariat jeune dans la sous-région.

 

Célébrée sur le thème «Le renforcement de l’entrepreneuriat des jeunes comme gage de développement inclusif et soutenu en zone Cemac», la fête communautaire n’a jamais autant bien porté son nom. Et les animateurs n’ont jamais autant cherché leurs mots, pour tenter d’hydrater une jeunesse aussi demandeuse d’informations. Les différents grattes papiers, diserts et orateurs se sont rarement montrés aussi déshydratés. C’est que, aucun instrument de la Cemac n’existe pour organiser, réguler l’entreprenariat des jeunes. Acte additionnel, directive, règlement… aucun texte communautaire n’aura donc concentré les échanges. Aucune composante jeunesse n’existe non plus dans la déclinaison des programmes et projets intégrateurs. L’objectif d’un développement inclusif étant ainsi compromis? A la vérité, on comprendra qu’en l’absence du droit, la communauté demeure une juxtaposition des dispositifs et des politiques de ses 6 Etats membres. Le marché commun ne mobilise pas encore cette énergie créatrice que détient plus de la moitié de la population de la communauté. En réalité, au lendemain d’un évènement fédérateur comme celui-ci, on en sort avec plus de questionnements qu’on en avait à la veille. Au Cameroun, les jeunes ont pourtant répondu présent à l’appel de la Cemac. Dans plusieurs institutions, officiels et jeunes se sont passé le mot. Ainsi au ministère de l’Economie, à l’Institut sous régional de statistique et d’économie appliqué (Issea), au Comité inter-Etat des pesticides de l’Afrique centrale (Cpac), les évènements ont été courus. Entre conférences, expositions culturelles des femmes du Réseau des femmes actives de la Cemac (Refac), le décor était plaisant et plein d’espoir. Dans leur déploiement respectif, les organisations du système Cemac ont meublé cette journée. Du côté de la représentation-Cameroun de la Cemac, c’est l’initiative «Train my generation» qui a été mise en avant. Il s’agit d’un fonds pour l’amélioration de l’employabilité des jeunes dans l’espace communautaire, issu des résolutions du sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs de juin 2013 à Libreville. Ce volet ambitionnait se substituer en stratégie de long terme ciblant les secteurs créateurs d’emploi. Notamment ceux pouvant être mis en œuvre en partenariat avec et en soutien au secteur privé. En sa qualité d’institution technique, le Cpac se positionne en accompagnateur d’un secteur multiplicateur comme celui de l’agriculture. Secteur dont la tranche d’âge des entrepreneurs est grandement jeune. Les mécanismes de vulgarisation sont déjà visibles. L’encadrement des chercheurs et autres apprenants en spécialités est déjà un acquis. Quelques sessions de formations sont également enregistrées. Enfin le Refac. L’une des rares organisations de la société civile à avoir donné de la couleur à cette édition de la journée de la Cemac. Madame Danielle Nlate, présidente de ladite organisation, et ses lieutenants ont investi les couloirs du ministère camerounais de l’Economie en même temps qu’elles ont rehaussé l’éclat des autres articulations par leur présence. Une aubaine pour la diffusion de l’information sur la préparation de la foire transfrontalière d’Afrique centrale (Fotrac). Une dynamique d’intégration par le bas, un projet intégrateur qui rapproche les peuples. Rendu à sa 9ème édition, le Fotrac se tiendra du 27 au 07 juillet 2018 à Kye Ossi.

La neuvième journée Cemac en images

Journées portes ouvertes au Cpac.
Photo de famille à la fin de la cérémonie protocolaire d’ouverture.

 

 

 

 

 

 

Des étudiants à la conférence-débat organisée par l’Issea.
Le directeur général du Cpac et le directeur de cabinet du commissaire Shey Jones Yembe.

 

 

 

 

 

 

 

 

La présidente du Refac et quelques officiels
au Minepat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Zacharie Roger Mbarga

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