Fraternité Cameroun-Mali : La grande vedette au Stade malien

Bientôt 50 ans que ce match amical se joue à Yaoundé.

Une vue du Stade malien près de 50 ans après sa création.

Il est 11 heures ce vendredi 29 octobre 2021 lorsque nous foulons l’aire de jeu du Stade malien à Yaoundé. Sur place, une maitresse donne cours d’éducation physique à des élèves de l’école primaire. De loin, il est difficile de savoir si le choix du site s’est fait par défaut, faute de mieux, ou en raison de sa charge historique. Ce qui est certain cependant, c’est que ce stade a vu le jour en 1972. Il est situé au quartier Anguissa (Yaoundé IV) et se veut le témoignage de l’hospitalité dont il a toujours faire preuve à l’égard des communautés étrangères.

Par d’autres aspects, ce stade est le fruit d’une entente tacite entre la famille Alphonse Minkoulou Mbida et les autorités camerounaises d’alors. «C’est André Fouda, ancien délégué du gouvernement qui a demandé si on pouvait créer un stade en l’honneur de la communauté malienne. C’est ainsi qu’on a donc baptisé cette parcelle le Stade malien. Cela s’est fait avec l’assentiment de la famille Alphonse Minkoulou Mbida qui était le premier occupant du site», confirme Yannick Mbida.

D’après ce dernier, «son parent, Alphonse Minkoulou Mbida, avait construit à l’époque toute une maison familiale. Mais en 1972, on nous a déguerpis et recasés un peu plus haut pour créer le stade en vue de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de 1972», précise le membre de la famille. «C’est un stade qui devait servir d’entrainement pour l’équipe malienne. Les Maliens se sont entrainés sur ce stade, parmi lesquels Salif Keita et d’autres joueurs. C’est l’origine du Stade malien puisque c’était leur base», renchérit-il.

Selon Yannick Mbida, fils de la famille, l’érection de ce stade se justifie également par le fait que «c’était le camp des maliens et en plus, Alphonse Minkoulou Mbida était un ancien footballeur. Il a joué dans l’équipe de Canon en 1930. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’après les Maliens, le stade est devenu la base de l’équipe de Canon, puisqu’avant il n’y avait pas de stade», déclare-t-il.

Un site de réunification
Le stade est vaste d’une superficie d’un hectare. Il s’étale sur 90 m de longueur et sur 70 m de largeur. C’est un lieu divertissement. «Toutes les équipes qui s’entraînent sur ce stade s’attèlent à y mettre de la propreté. C’est un camp d’entrainement pour l’équipe de Canon, et pour des équipes de deuxième division. C’est aussi un stade de réunification. Quand on voit comment les équipes viennent s’entraîner ici, c’est une très grande satisfaction, étant donné que dans la famille on a des jeunes joueurs qui évoluent dans les équipes inférieures», conclut Yannick Mbida.

Olivier Mbessité

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