Charles Lea Eyoum : Premier Camerounais «Ballon de bronze africain»

Il revient sur les victoires et échecs de sa carrière professionnelle sur les pelouses au Cameroun et à l’étranger.

Charles Léa Eyoum, ancien joueur de l’équipe nationale du Cameroun en 1972.

C’est un homme nostalgique qui nous ouvre les portes de son domicile sis au quartier Deido, dans le 1er arrondissement de Douala, ce jeudi 28 octobre 2021. Du haut de son mètre 82, peau d’ébène, Charles Léa Eyoum, 70 ans, affiche une forme enviable. Sourire aux lèvres, il nous présente quelques images qui ont marqué sa carrière de footballeur. C’est avec passion qu’il rapporte cette riche aventure au Cameroun et à en Europe. L’amoureux du ballon rond débute sa carrière à Aigle de Nkongsamba, dans le département du Moungo, région du Littoral. Après avoir fait quelques saisons, il rejoint Diamant, puis Canon de Yaoundé. Avec Canon, il sort vainqueur de la Coupe d’Afrique des clubs champions. C’est ainsi qu’il va rejoindre l’équipe nationale du Cameroun. Dans le cadre de la haute compétition, «j’étais à l’épopée de la Coupe d’Afrique des nations, mais malheureusement nous avons perdu en demi-finale», regrette Charles Léa Eyoum, rencontré le jeudi 28 octobre 2021 à son domicile sis au quartier Deido à Douala.

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Membre du Syndicat national des footballeurs camerounais, il explique que, contrairement à ce que plusieurs Camerounais pensent par rapport au nom de l’équipe des Lions indomptables du Cameroun, «nous à l’époque, n’étions pas Lions indomptables mais plutôt l’équipe nationale du Cameroun. Les Lions indomptables sont arrivés après 1972, c’est-à-dire quand on a perdu la Coupe d’Afrique des nations chez- nous».

Premier joueur camerounais à recevoir le «Ballon de bronze africain» en 1971, l’ancien footballeur a hérité de cette passion pour le ballon rond de son père et de ses oncles. Après avoir embrassé la carrière de joueur professionnel, il termine entraîneur. «J’ai fait les diplômes d’entraineur, j’ai un 2ème degré. J’ai entrainé S-babimbi, Léopard, Union de Douala, Dynamo de Douala, avec qui j’ai gagné la Coupe du Cameroun. Avec le Diamant, j’ai gagné 2 fois la Coupe du Cameroun», se souvient-il.

Après un brillant parcours national, il décide de poursuivre sa carrière à l’international. «Je suis allé en France et j’ai joué avec l’US Toulouse (1973), ensuite, je suis allé à Rouan pour jouer dans un petit club de 3ème division appelé Kevei (1 an), je suis parti au stade Rennais où j’ai fait quatre ans», atteste le buteur. L’ancienne gloire n’a pas connu que des victoires. Sa carrière prend un coup à cause d’une blessure au genou.

Il débute en tant qu’entraineur dans la ville Moble. Quelques années, il se retrouvera en Côte d’Ivoire, où il assure les rôles de joueur et entraineur à Africa sport d’Abidjan (1979-1980).

Les souvenirs des pelouses sont riches et historiques. «J’ai eu le Ballon de bronze africain en 1971, ça prouvait que j’étais le meilleur joueur camerounais. Et avec Canon, j’ai gagné la Coupe du Cameroun». Deux tristes souvenirs ont marqué son parcours professionnel. «Nous avons perdu la Can de 1972 chez nous et le deuxième c’est la grosse blessure au genou qui m’a empêché d’évoluer comme les grands joueurs de mon époque», regrette-t-il depuis sa ville natale.

Diane Kenfack

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