Transformation et diversification économiques: le legs d’Antonio Pedro à la sous-région

Antonio Pedro vient de prendre fonction à Addis-Abeba en Éthiopie. Il est le nouveau secrétaire exécutif adjoint chargé de l’appui au Programme à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

Le responsable international entame ainsi une nouvelle étape importante de sa carrière. Ceci après avoir passé cinq années riches, denses et fructueuses au Cameroun. Dans ce pays pivot de la sous-région, il a en effet occupé la fonction de directeur du Bureau régional de la CEA pour l’Afrique centrale. C’est d’ailleurs à ce titre que le gouvernement camerounais a tenu à lui rendre hommage le 14 octobre dernier. Les autorités de Yaoundé saluent notamment «son soutien considérable aux processus de transformation structurelle et de diversification économique du pays, sous la direction de la secrétaire générale adjointe des Nations unies et secrétaire exécutif de la CEA, Vera Songwe», d’après une note d’information de l’institution onusienne.

Plusieurs avancées économiques enregistrées en Afrique centrale au cours des cinq dernières années sont pour l’essentiel à mettre à l’actif d’Antonio Pedro. À l’échelle du Cameroun par exemple, le Premier ministre, Joseph Dion Nguté et les autres membres du gouvernement relèvent déjà «l’adoption en septembre 2017 du Consensus de Douala sur la diversification économique à travers l’industrialisation tirée par les ressources et le commerce». Il est également mis sur le compte du responsable international, «le rôle central dans la formulation de la stratégie de la Zlecaf pour le Cameroun et l’identification du Triangle de croissance Kribi-Douala-Édea (KED) comme rampe de lancement pour l’opérationnalisation du Plan directeur de développement industriel (PDI) du pays», fait savoir la note d’information.

Mais il y a plus. Puisque l’action d’Antonio Pedro s’est aussi fait ressentir «dans le retour de l’Onudi au Cameroun et dans la conception de la prochaine zone économique spéciale du secteur du bois dans la région de l’Est de notre pays qui est riche en forêts», ont relevé des membres du gouvernement.

Ceux-ci ont aussi rappelé que c’est sous son impulsion que la CEA s’est déployée sur le terrain de la santé, de l’urbanisation, du numérique et de la lutte contre les changements climatiques. Toutes choses qui font espérer que «les ponts avec le Cameroun ne soient pas coupés», renseigne la note.

Théodore Ayissi Ayissi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *