Climat des affaires : la Cemac et la CEEAC en concurrence

Les populations de la sous-région sont témoins depuis quelques semaines de la prise d’un certain nombre d’initiatives sur le terrain de l’amélioration du climat des affaires en Afrique centrale. Seulement, ces initiatives font apparaître une certaine concurrence entre la Cemac et la CEEAC. Étant donné la mise place concomitante et pour les mêmes fins d’un Observatoire du climat des affaires et d’un Haut Conseil des affaires.

Il est vrai qu’au niveau de la Commission de la Cemac, les fondations de l’Observatoire du climat des affaires sont déjà posées. L’organe communautaire tire d’ailleurs sa légitimité d’une concertation sous- régionale tenue à Douala en mars 2009. La mise en place de cette structure avait notamment été recommandée «afin d’améliorer l’environnement économique, d’alléger les contraintes réglementaires et infrastructurelles dans le but de créer les conditions d’une stabilisation et d’une relance de l’activité économique dans les États Membres», selon la Commission de la Cemac. À date, trois points focaux ont déjà été installés en République Centrafricaine, au Congo et au Gabon.

Au niveau de la Commission de la CEEAC, la mise en place du Haut Conseil des affaires est par contre encore au stade embryonnaire. L’idée a été émise le 17 septembre dernier par Gilberto Da Pieda de Verissimo. Le président de la Commission recevait une mission conduite par Efstratios Degidis, Premier conseiller, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne au Gabon, Sao Tomé & Principé et à la CEEAC. Le dirigeant communautaire en a alors profité pour solliciter «un appui pour l’accompagnement dans les premières étapes de la mise en œuvre d’un Haut Conseil des affaires au niveau régional», renseigne un communiqué de la Commission.

Théodore Ayissi Ayissi

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