Volontaires communautaires : Les réfugiés de Douala armés pour la paix

L’Association internationale pour la paix et le développement en Afrique (IAPDA) a organisé à leur intention un atelier de formation en prélude à la Journée internationale dédiée à cette problématique.

Photo de famille à l’issue de l’atelier

La Journée internationale de la paix se célèbre le 21 septembre de chaque année. Pour l’édition 2021, les réfugiés de toutes les nationalités se sont réunis à Douala pour prôner la paix à travers. Ils l’ont fait dans le cadre d’un atelier de formation des volontaires communautaires dédié à cette cause. Sur le thème : «Se relever, pour un monde plus équitable et durable», l’atelier de formation a eu pour but de les outiller. De telle sorte qu’ils soient capables de prôner la paix dans leur environnement et d’être porteurs de bonnes nouvelles.

Des hommes et des femmes de toutes les nationalités se sont dès lors engagés pour la paix au sein de leurs communautés respectives. Ils ont désormais conscience qu’un volontaire de la paix c’est «une personne formée selon nos principes qui est apte et capable d’avoir un changement en lui, pour la communauté et pour le pays», a expliqué Jean Vivien Habyalimana, président de l’Association internationale pour la paix et le développement en Afrique (IAPDA).

Guerre
Ces réfugiés ont tous pour dénominateur commun la guerre. Cette initiative est mise sur pied pour lutter contre la haine et prôner la paix autour de soi. «Nous sommes victimes de guerre. Je suis Rwandais, j’ai vécu la guerre et puis je suis devenu formateur de paix. J’ai fait différentes formations dans le domaine de la médiation, communication non violente et règlements de conflits. Je partage avec les autres pour qu’ils soient guéris des blessures intérieures», décrit le président de l’IAPDA.
Cette initiative soutenue par les Nations unies, est un pas de plus pour ces hommes et femmes vers la paix intérieure. Elle a un impact sociale qui est celui du «changement radical. Changer pour faire le bien est notre priorité, car nous ne devons pas toujours resté dans le mot  »je suis réfugié ». Nous devons aussi nous dire que nous sommes acteur de la paix et devons servir l’autre», affirme la même source.

Recommandations
Face aux difficultés auxquelles est confrontée l’association internationale pour la paix et le développement en Afrique, des recommandations ont été formulées. À savoir : «cesser toutes hostilités afin de rétablir les peuples dans leur droit à la paix; enseigner la non-violence active de la maternelle à l’université dans tous les pays du monde; contribuer à l’avènement d’une jeunesse par la paix…», a listé le promoteur de l’atelier de formation des volontaires communautaires. Au sortir de la formation, les participants ont dit être mieux armés pour mieux affronter le terrain. Ces derniers ont par ailleurs reçu une attestation de fin de formation.

Diane Kenfack

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