Abus sexuels en RCA : les casques bleus gabonais sortis des rangs de la Minusca

Le secrétariat des Nations unies a pris le 14 septembre dernier une décision grave. Elle est celle de «rapatrier tout le contingent gabonais de la Minusca». À en croire un communiqué en date de mercredi dernier, c’est «suite à des allégations d’abus sexuels».

En effet, «la Minusca a été alertée sur des allégations d’abus sexuels sur cinq filles impliquant des membres non identifiés du contingent gabonais dans une localité du centre du pays», apprend-on.
Face à la gravité des accusations, une batterie de mesures a été prise. Les actions menées ont notamment permis d’identifier les victimes. «Celles-ci ont aussitôt été prises en charge par les partenaires selon leurs besoins médicaux, psychosociaux et en matière de protection», rapporte la Minusca.

Au rang des initiatives, «la Minusca a aussi dépêché une mission pluridisciplinaire sur les lieux qui a fait une évaluation de la situation et pris des mesures de prévention des risques». En outre, apprend-on, «le secrétariat des Nations unies a informé les autorités gabonaises le 7 septembre dernier pour que soit notamment désigné un enquêteur national dans les cinq jours ouvrables et que l’enquête soit conclue dans moins de 90 jours». La Mission onusienne a dans le même temps laissé entendre que «le Bureau des services de contrôle interne a ouvert une enquête et se tient prêt à assister l’enquêteur national sous réserve de sa désignation».

Au demeurant, cette décision s’appuie sur la résolution du Conseil de sécurité 2272 (2016) donnant mandat au secrétaire général de l’Onu de remplacer toutes les unités d’un pays. Surtout lorsqu’il «existe des preuves de cas répandus ou systémiques d’exploitation ou d’abus sexuels commis par des unités des pays contributeurs», présente encore le communiqué.

Théodore Ayissi Ayissi

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