Autorité du Bassin du Niger : l’heure du bilan des projets et programmes

C’est à la faveur de la tenue depuis le 13 septembre dernier à Yaoundé, de la session 2021 du Comité régional de pilotage, ainsi que de deux ateliers régionaux.

La session 2021 du Comité régional de pilotage des projets et programmes de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) est en cours à Yaoundé. Elle a été officiellement ouverte le 13 septembre dernier par Jean Tchoffo. Le secrétaire général du ministère camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) représentait le ministre Alamine Ousmane Mey, ministre de tutelle de l’ABN. «Dans la mesure où certains de nos grands projets viennent de s’achever et que d’autres le seront bientôt», l’un des objectifs de la rencontre est donc de «passer en revue les bilans des réalisations depuis la dernière session à Niamey en novembre 2020», a indiqué le haut responsable camerounais.

Nouveaux projets
Jusqu’à ce 15 septembre 2021 toutefois, les représentants des pays du Bassin du Niger devront également plancher sur «les tranches de travail, ainsi que sur les budgets prévisionnels pour l’année 2022 des projets et programmes. Puisqu’en même temps, nous sommes en phase de préparation de nouveaux projets», a souligné le secrétaire général du Minepat.
Au rang des projets ainsi concernés et déjà identifiés, Jean Tchoffo fait figurer «le Projet de développement des ressources en eau et de gestion durable des écosystèmes dans le Bassin du Niger; le Programme intégré de développement et d’adaptation aux changements climatiques (PIDDAC); le projet «Illumeden-Taouden/Tanezrouft Aquifer system (ITTAS)»; le Projet-GIZ «Appui à l’Autorité du Bassin du Niger avec les composantes Nexus et Frexus, et enfin le projet d’appui à la gestion des eaux souterraines (AGES)».

Le haut responsable camerounais a en outre rappelé aux participants à la session 2021 du Comité de pilotage des projets et programmes de l’ABN, qu’ils auront aussi «des échanges sur des projets de construction de certains grands barrages structurants».

Eaux souterraines
En additif, le secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger a pour sa part tenu à présenter le projet relatif à la question des eaux transfrontalières et souterraines. À en croire Abderahim Birémé Hamid, «il s’agit d’un projet nouveau qui vient pour la première fois à cet examen». Et pour cause, «dans le temps, il y a eu une négligence totale, on ne s’occupait pas des eaux souterraines. Mais avec l’augmentation des populations, les changements climatiques et les dérèglements, il est nécessaire que l’on s’en occupe». Pour toutes ses raisons, le secrétaire exécutif de l’ABN a alors relevé que ledit projet «va nous aider à aller vers une maîtrise de cette eau souterraine, soit en quantité, soit en qualité. Il sera donc aussi question de former des hydrologues capables de gérer cette eau. Parce qu’elle est beaucoup plus importante que l’eau de ruissellement».

Ateliers régionaux
«Étant donné que les déplacements coûtent très chers maintenant et dans le souci de faire des économies, nous avons collé aux travaux du Comité de pilotage des projets et programmes, deux ateliers», a expliqué le secrétaire exécutif de l’ABN. Selon Abderahim Birémé Hamid en effet, «l’un des ateliers est relatif à la validation de l’annexe 5 de la charte de l’Eau qui va régler les problèmes juridiques des grandes infrastructures, c’est-à-dire les barrages. À l’en croire, «un texte sera adopté dans un avenir très proche et sera présenté au Conseil des ministres pour adoption». De la sorte, a encore précisé le haut responsable tchadien, «nos barrages pourront désormais être construits par deux ou trois pays à la fois. C’est d’ailleurs pourquoi on les appelle ouvrages communs ou ouvrages d’intérêt commun». L’atelier débute à cet effet ce 16 septembre 2021 à Yaoundé.

Quant au deuxième atelier, il est celui régional de validation du statut révisé du personnel de l’ABN. Le secrétaire exécutif indique à ce propos que «ce statut est très ancien et date de 2005. Il comporte beaucoup de lacunes. Il est nécessaire, surtout après l’adoption de la charte de l’Eau, de le conformer aux nouvelles orientations et aspirations de l’ABN». Son intervention s’inscrivait à la suite de celle du secrétaire général du Minepat. Jean Tchoffo a en effet fait savoir que «le rapport d’audit sur l’analyse dudit statut, ainsi que des recommandations seront présentées au cours de l’atelier». Ce sera du 17 au 18 septembre prochain, selon le programme.

Théodore Ayissi Ayissi

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