Groupement Mvog-Manga II : Albert Amougou Mbarga en toute majesté

Conformément aux instructions du Premier ministre, l’ingénieur en pétrologie succède à son père.

Instant de recueillement sur la tombe de Feu Mbarga Etienne.

En attendant son installation officielle dans les prochains jours, Albert Amougou Mbarga tient un discours de réconciliation ce 16 aout 2021. «Papa était un homme de paix qui aimait tellement sa famille et n’a jamais failli à ses responsabilités envers ses administrés… Je tiens également à suivre cette voie, à savoir : reprendre le trône de mon père, resté longtemps vacant…», lance-t-il pour taire toute équivoque sur sa légitimité.

Considéré par tous les Mvog-Manga (Mvog-Bandolo) de Nkollo II (près de Nkoabang dans l’arrondissement de Nkolafamba, région du Centre) comme l’héritier naturel de Feu Etienne Mbarga, Albert Amougou Mbarga est surtout revigoré par des éléments de fond contenus dans la correspondance N°001446 /L/MINAT/SG/DOT/ SDTCT/SCT1/ 2 du 9 juin 2021. Suivant les directives de Paul Atanga Nji en effet, Léon Mewoli Zambo (chef de la famille Mvog-Bandolo) a initié une réunion de concertation le 16 août 2021 à Nkollo II. Ladite rencontre familiale venait en complément de son courrier du 15 juillet 2021 adressé aux autorités administratives de la Mefou-et-Afamba.

Sur le champ, la famille a validé et scandé en chœur que «malgré quelques velléités contestataires et usurpations notées çà et là, c’est à Albert Amougou Mbarga que revient la chefferie de 2e degré du groupement Mvog-Manga II». Selon cette posture qui a le don d’être claire, le «coup d’État orchestré par une tendance bien minoritaire aujourd’hui est totalement éventré», a martelé Léon Mewoli Zambo. À ce sujet, le patriarche Mvog-Bandolo a permis de comprendre l’unicité des niveaux de référence qui s’incarnent dans le pouvoir traditionnel à Nkollo II.

À vrai dire, ici, celui qui possède le titre de chef appartient directement à une famille de chef. Pour Léon Mewoli Zambo, les dissensions enregistrées peuvent s’expliquer comme étant «juste des survivances d’un passé servi par la longue absence d’Albert Amougou Mbarga du Cameroun. Du fait de ses obligations professionnelles à l’étranger, le fils de Feu Mbarga Etienne n’a pas pu être aux avant-postes de la succession», apprend-on. Pour prévenir toute division entre les gens «de l’intérieur» et ceux «des côtes», l’intéressé persiste dans son affiliation «reconnue tant au bas qu’au sommet du gouvernement».

Jean-René Meva’a Amougou

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