Réchauffement climatique, les choses s’accélèrent négativement

Après les inondations du mois de juillet, places aux canicules et incendies très dévastateurs et meurtriers du mois d’août.

L’humanité face aux conséquences de ses inconséquences.

L’on peut se dire que c’est la période. Que non ! Les évènements actuels ont une origine comme toute chose : le réchauffement climatique liés à une très forte utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon). Dans le monde, on enregistre des feux qui dévastent les villages et villes sur le pourtour de la méditerranée (Grèce, Turquie, l’Algérie, l’Italie, Tunisie, Liban…), aux États-Unis. En dehors des flammes, dans ces pays, les thermomètres affichent jusqu’à 49 degrés Celsius dans certaines régions en Italie et en Algérie. Sans oublier les inondations aux nord du Cameroun, au Mozambique et en Australie. La liste n’est pas exhaustive. Tels sont les effets du réchauffement climatique avec des effets anthropiques contribuant fortement à l’émission des gaz à effet de serre entraînant la dégradation la couche d’ozone.

Ces évènements tombent à point nommé pour le rapport du groupe d’experts inter-États de l’Onu sur le climat GIEC, publié le 9 août 2021 et intitulé «changement climatique généralisé et rapide, d’intensité croissante». Selon ce dernier, les estimations vont au-delà des 1,5 degré pour 2 degrés au cours des prochaines décennies. «Le changement climatique touche déjà toutes les régions de la terre de multiples façons. Les changements observés augmenteront avec tout réchauffement supplémentaire», a alors déclaré Panmao Zhai, coprésident du GIEC.

Toujours dans le rapport des climatologues, au lieu de ralentir, la consommation des énergies fossiles est plutôt à la hausse. Plus encore, les financements pour les explorations et les exploitations des gisements sont plutôt encouragés par les États. Pire, on assiste à des conflits entre les États et à des rivalités géopolitiques. «En 1990, la consommation des énergies polluantes était de 81,11%, trente ans plus tard, le pourcentage est en hausse 81,22%», renseigne le rapport présenté sur la chaine francçaise France 24.

Toutes les résolutions prises ici et là, dans le cadre des COP avec des accords multiples ne changent rien. Aujourd’hui, on a plus de 100 morts liés aux feux qui ne sont que les prémices de l’enfer dans lequel la planète doit s’attendre à vivre si le paradigme énergétique n’est pas changé. Dans leur pays où la canicule a atteint son paroxysme, le thermomètre affichant 49 degrés Celsius, les Italiens ont surnommé la région sicilienne «Belzébuth». Plus encore, le premier ministre grecque se montre désormais alarmiste et annonce que «la crise climatique est là et nous devons changer maintenant !». Kyriakos Mitsotakis s’est exprimé ainsi lors d’une conférence de presse sur la situation des incendies. Son pays a vu 100 ha de forêt partis en fumée.

En Californie aux États-Unis, à cause des incendies, les habitants sont obligés de partir, laissant derrière eux des maisons, le bétail, ainsi que les autres biens finalement aussi partis en fumée dans ces régions en proies aux flammes. Tous ces pays semblent avoir sous-estimé le réchauffement de la planète qui s’accentue à une vitesse grand V selon le rapport.

Dans ces coins du monde, ceux qui résistent sont désormais évacués de force. Le ciel est lourd. L’atmosphère également. L’air est irrespirable, la vue est quasiment handicapée.

Pour les experts onusiens, il faut avoir le courage de prendre des décisions radicales dès maintenant. Sinon le processus de réchauffement sera irréversible. Il faut que les gouvernements se fixent des objectifs sur les énergies renouvelables. Celles utilisées actuellement sont très dangereuses pour la survie de l’être humain ainsi que pour de nombreuses autres espèces.

Il faut noter que beaucoup a été fait en matière d’énergies renouvelables et propres. Mais, le rapport indique que le recours à celles-ci reste encore très en-dessous de l’utilisation des énergies fossiles. La Chine et l’Inde sont respectivement des pays ou le développement technologique en matière d’énergies renouvelables est très important. Ils sont aussi les plus grands consommateurs d’énergies fossiles en termes de consommation massive en 30 ans, sans oublier les USA.

André Balla Onana

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