Hans Williams : «Je n’ai jamais pu payer quoi que ce soit avec de la cryptomonnaie»

L’expert de la Veille des marchés financiers (VMF) au Cabinet Jure Entrepreneur prête son expertise à la compréhension d’une monnaie qui gagne en notoriété en Afrique centrale.

William Hans

On observe au Cameroun et en Afrique centrale une certaine ruée vers la cryptomonnaie avec une préférence prononcée pour le Bitcoin. Pouvez-vous d’abord commencer par simplifier les concepts de cryptomonnaie et Bitcoin?
La monnaie a pris au cours de l’Histoire les formes les plus diverses : bœuf, sel, nacre, ambre, métal, papier, coquillages, etc. Après une très longue période pendant laquelle l’or et l’argent (ainsi que divers autres métaux) en ont été les supports privilégiés, la monnaie est aujourd’hui principalement dématérialisée : les espèces ou monnaie fiduciaire ne constituent plus qu’une petite partie de la masse monétaire.

Chaque monnaie est définie, sous le nom de devise pour une zone monétaire. Elle y prend la forme principalement de crédits qui font les dépôts et accessoirement de billets de banque et de pièces de monnaie. Les devises s’échangent entre elles dans le cadre du système monétaire international. (Source wiki)

La cryptomonnaie est alors une devise numérique décentralisée, qui utilise des algorithmes cryptographiques et un protocole nommé blockchain pour assurer la fiabilité et la traçabilité des transactions. Les cryptomonnaies sont entièrement virtuelles, elles peuvent être stockées dans un portefeuille numérique protégé par un code secret appartenant à son propriétaire. Des plateformes d’échanges (Binance, Coinbase, Bitstamp, etc.) servent à acheter et revendre de la cryptomonnaie en ligne.
La première cryptomonnaie à avoir vu le jour, et sans doute la plus célèbre d’entre elles, est le Bitcoin. Créée en 2009 par un énigmatique programmeur utilisant le pseudonyme Satoshi Nakamoto, elle a propulsé le principe de blockchain et a entrainé la création de nombreuses autres devises numériques cryptées, nommées «Altcoins» par les cryptotraders. (Source : futur science)

Quelles sont les précautions nécessaires à prendre lorsque l’on veut faire recours à une cryptomonnaie?
Pour éviter des désagréments, le plus simple reste de faire recours à un courtier reconnu capable de vous vendre ce que vous cherchez. Attention, toutes les publicités faites sur Internet ne sont pas vraies. Je ne ferai pas la publicité de l’un ou de l’autre en les citant, mais en cherchant correctement ou en venant au Cabinet Jure Entrepreneur pour vous renseigner, il vous sera facile de vous en procurer.

Quel est le type de biens que l’on peut acquérir avec une telle monnaie? Autrement dit, comment interagit cette monnaie virtuelle avec le marché réel, celui des biens et des services?

La cryptomonnaie est comme toute monnaie attachée à un territoire ou un écosystème. Pour le cas d’espèce, c’est celui de blockchain. C’est dans cet «univers» que votre cryptomonnaie peut servir de valeur d’échange. Je vous avoue que je n’ai, à ce jour, jamais pu payer quoi que ce soit avec de la cryptomonnaie.

S’agissant du Bitcoin par exemple, dans quelles conditions est–il possible d’en acquérir?
Pour le cas du Bitcoin, il est effectivement possible d’en acquérir. Mais cela se fait soit par un courtier, soit directement chez un propriétaire de bitcoin. Il vous faudra pour cela un «wallet» capable de réceptionner ladite monnaie. Mais à nouveau, la prudence reste de mise.

L’écosystème de la sous-région Afrique centrale est-il favorable à l’usage de la cryptomonnaie?
Le «buzz» autour des cryptomonnaies, les bonnes ou mauvaises publicités rendent les choses difficiles à comprendre. Étant, moi-même sceptique et peu confiant sur l’avenir réel des cryptomonnaies, je me retourne plutôt vers les gouvernements, qui sont les seuls à mes yeux, à pouvoir trancher cette question.

Propos recueillis par
Théodore Ayissi Ayissi

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