Logements universitaires : Les étudiants étrangers à l’assaut des chambres

La demande est forte en cette période de rentrée académique. Entre réservation sur fond de sous-traitance et acquisition «claire» d’un local, toutes les démarches sont bonnes.

Une vue de la cité univertaire à Ngoa-Ekellé.

La bataille est rude pour l’acquisition des chambres dans les mini-cités de la capitale politique du Cameroun. Depuis leurs pays (Tchad, Gabon, RCA, Congo, Guinée équatoriale, RDC…) les étudiants étrangers poursuivant leurs études à Yaoundé font des pieds et des mains pour des réservations. Raymond Edu est président national et régionale de l’Union des étudiants équato-guinéens résidant à Yaoundé (UEGEY). Et à l’en croire, son association s’est justement spécialisée dans ce domaine. Son rôle est alors de veiller en fonction des règles en vigueur, à ce que «tous les membres s’impliquent dans la recherche à la fois des chambres et des universités au Cameroun». Pour ce faire, explique-t-il, «il y a des relais au pays. Plus encore, il existe un groupe WhatsApp qui regroupe tous les étudiants du pays ici. Sans oublier que presque tous ces étudiants y ont des parentés».

La chasse aux chambres n’en est encore pourtant qu’à ses débuts. «En septembre, je sais que je ne vais pas résister à la pression des parents, sans oublier l’ambassade qui va vouloir se rassurer que les étudiants et leurs enfants sont bien logés», fait savoir ce dernier pour qui «son association est en première ligne».

Lionel Koya, étudiant centrafricain en urologie au Sénégal, en vacance à Yaoundé, confie par exemple qu’«il y a un de mes frères qui doit venir à Siantou pour faire le droit. Il a pris contact avec un compatriote qui devait l’héberger, mais ce dernier ne décroche plus le téléphone. Il m’a fait signe et je me suis porté volontaire de lui trouver la chambre. Je lui ai montré les prix de la cité où je réside (40.000 FCFA) la chambre et je suis en pleine négociation avec le concierge».

Charlie Fort, un autre Centrafricain étudiant en master en droit humanitaire à l’Université catholique au campus d’Ayene, dit également avoir joué le même rôle. «J’ai déjà trouvé une chambre pour ma cousine qui doit venir pour Siantou parce qu’après le 15 août, c’est une guerre qui va commencer». Il ajoute qu’«au Cameroun, les prix proposés aux étrangers sont souvent augmentés, dont je suis passé par un ami».
En la matière, les Congolais ne sont en reste. «Tous les jours, je reçois les coups de fil venant soit de Pointe-Noire, soit de Brazza. Trois connaissances ont réussi le premier concours de la ‘‘catho’’, on ne sait pas s’ils seront retenus à l’intérieur, du coup, leurs parents me demandent de réserver les chambres à proximité du campus comme ils sont trop jeunes», affirme Jules Louemba, étudiant en master en droit des affaires.

Elisabeth Amombo, propriétaire d’une mini-cité en face de l’Université Catholique d’Afrique centrale, pense avoir compris la stratégie de certains ressortissants étrangers. Elle explique que «les Tchadiens viennent louer les chambres à l’avance et les sous-louent ensuite à leurs compatriotes plus cher». Abdul Faris, tchadien et technicien dans les organisations non gouvernementales corrobore ces propos. «Moi je propose à mes frères de trouver des chambres, je m’entends avec le bailleur sur le prix, je lui apporte le client et il ne regarde pas le reste», avoue ce dernier. Il conclut : «j’ai déjà mon groupe Facebook et je rentre en contact avec des parents qui sont sûr que leurs enfants sont dans des chambres de bonne qualité».

André Balla Onana

taux de réussite

L’OBC observe une tendance haussière

L’institution constate cette évidence pour la session 2021 des examens du Probatoire général, Bacc et Brevet de techniciens STT.

Même si les statistiques affichent une hausse par rapport à l’année dernière où l’on se trouvait à 31,96%, les résultats du probatoire de l’enseignement général de 2021 restent en dessous des 50%. Ils se situent à 49,88%, ainsi que l’attestent les procès-verbaux publiés conjointement par l’Office du baccalauréat du Cameroun (OBC) et le ministère des Enseignements secondaire (Minsec). Dans cette mouvance, il faut également intégrer la publication des résultats du brevet de techniciens et du baccalauréat STT qui ont respectivement affiché 75,90% et 66,89%; sans oublier les brevets professionnels commerciaux de l’enseignement technique présentant pour leur part 46,70%.

Selon les statistiques du probatoire de l’enseignement général, la région du Centre occupe la première place avec un taux de réussite de 56,04% pour un effectif de 70.656 postulants. Quant à l’Extrême-Nord, la région ferme la marche avec 35,64%, pour un effectif de 28.366 candidats. Le Nord-Ouest a présenté des effectifs de 223 candidats, tandis que l’effectif du Sud-Ouest était de 525. Ces deux régions en crise occupent respectivement la 2e et la 4e place, soit 53,70% pour la première et 49,13% pour la seconde.

Pour ce qui est des deux autres régions septentrionales, l’Adamaoua présente 48% pour un effectif de 8.971 prétendants et occupe la 5e place. La région du Nord occupe quant à elle la 9e et avant-dernière avec un effectif de 16.936 et un taux de réussite de l’ordre de 40,18%. Le Littoral est 3e dans le classement général avec 52,92% et un effectif de 51.433 aspirants. Son poursuivant immédiat est l’Ouest dont l’effectif total est de 38.636 pour un taux de réussite de 46,45%. Les deux régions voisines et forestières que sont le Sud et l’Est sont 7e et 8e. Pour la région de l’Est, on a un effectif de 9.668 candidats pour un taux 44,60% et pour la région du Sud, elle affiche 40,46%. Pour 10.667 candidats.

Autres résultats
En ce qui concerne les autres résultats de l’enseignement technique et plus précisément le Bac SST qui affiche un taux global de 66,89%, la région du Nord trône à la première place avec 81,16% de taux de réussite. Ce qui contraste avec les résultats de la région de l’Adamaoua qui ferme la marche dans le classement des régions. Elle a un taux de réussite de 52,68%. Dans cet examen, la série SES est première en terme de série avec un taux de réussite de 89,10%.

Pour les résultats du brevet de techniciens STT qui ont connu une progression considérable, on passe de 47,58% en 2020 à 75,90% en 2021. Ici la région de l’Ouest arrive en tête avec 92,70% et l’Extrême-Nord qui a 37,78% du taux de réussite ferme la queue.

Aux Brevets professionnels commerciaux, on remarque aussi une forte progression. En 2020, on avait 28,57% de taux de réussite alors que cette année, le résultat est de 46,70%.

ABO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *