Agrobusiness : 17 réformes pour attirer le secteur privé

Validées par le gouvernement camerounais et ses partenaires techniques et financiers, elles vont servir de boussole pour l’amélioration du cadre des affaires au profit du secteur agropastoral.

Les partenaires du Cameroun aux côtés du ministre Gabriel Mbairobé.

Elles épousent l’esprit et la lettre de la Stratégie de développement du secteur rural/Programme national d’Investissements agricoles (SDSR/ PNIA 2030). Elles vont de la modernisation des outils de production, de transformation de conditionnement et de recherche sur les produits agropastoraux, au renforcement des capacités nationales et du cadre règlementaire pour le développement des infrastructures dans les bassins agropastoraux, en passant par l’introduction des modules de formation agropastorale dans les programmes scolaires et promouvoir l’esprit d’entreprise des jeunes. Elles ont un volet opérationnel et un budget global d’environ 20 milliards FCFA. C’est l’essence de la présentation officielle du plan de réforme prioritaire pour l’amélioration de l’environnement des affaires dans le secteur agropastoral au Cameroun. Organisée par le Projet d’Assistance technique du Bureau international du Travail (Bit), avec le soutien de Pea-Jeunes, et en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et le ministère de l’Élevage, des Pêches et Industries animales (Minepia), la cérémonie a eu lieu à Yaoundé le 11 août dernier.

Objectifs
Selon Gabriel Mbairobé, il s’agit «d’améliorer le cadre des affaires dans l’agriculture sur le plan politique, sur le plan social, environnemental, et sur le plan économique de manière à ce que les privés se trouvent dans un cadre déjà viable pour qu’ils puissent faire des affaires qui puissent leur rapporter de l’argent». Pour le Minader, ce plan de réforme est l’aboutissement d’un long processus entamé en 2015, avec la mise en œuvre par le Cameroun du Pea-Jeunes, sur financement du Fonds international de développement agricole (Fida), et suivi quelques années plus tard de la signature d’une convention de partenariat fructueux entre le Bit et le Pea-Jeunes. La représentante du Bit, Lassina Traoré, a précisé qu’«il est important non seulement de fournir une assistance aux entreprises et aux organisations qui les soutiennent, mais également de créer un environnement réglementaire politique et institutionnel stimulant qui permet aux entreprises de démarrer, de grandir et de survivre».

Olivier Mbessité

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