Jacques Boyer : L’Unicef en doublure

Plusieurs faits d’armes à l’actif du Français anciennement patron du démembrement onusien dédié à l’enfance au Cameroun.

Noso, Adamaoua, un goût d’inachevé pour l’ancien patron de l’Unicef au Cameroun.

Après Yaoundé où, depuis 2017, il officiait comme représentant résident du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Cameroun, Jacques Boyer vient de déposer ses valises à Ndjamena. Dans la capitale tchadienne le 6 août 2021, relate la presse locale, le Français a présenté sa lettre d’accréditation à Chérif Mahamat Zène, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.

Derrière lui, la chronique de son bail à Yaoundé se décline en termes d’une œuvre immense. Pendant son magistère en effet, Yaoundé s’est doté d’un Plan d’action national multisectoriel budgétisé pour mettre fin au mariage d’enfants. Le Cameroun devenait ainsi l’un des rares pays en Afrique à disposer de cet important outil de planification et de monitoring des actions de lutte contre cette pratique pour la période 2020-2024.

Jacques Boyer a également œuvré dans le développement du Programme de parentalité positive dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Dans ces zones, il a particulièrement mis l’accent sur la bonne gestion par les parents, des situations difficiles auxquelles ils sont souvent confrontés dans l’éducation de leurs enfants.

Avec l’appui financier de l’Unicef, de nombreux leaders communautaires (chefs traditionnels, religieux, relais communautaires) des régions les plus affectées par le phénomène d’enfants vivant sans acte de naissance ont été formés sur l’importance de l’enregistrement des naissances.

Dans le cadre de la riposte du gouvernement contre la propagation du Covid-19, avec l’appui financier de l’Unicef, Jacques Boyer a été aux avant-postes de l’organisation de plusieurs sessions de formation des pairs éducateurs religieux, issus des principales confessions religieuses de notre pays (catholiques, protestants, musulmans) à travers le territoire national.

Inachevés
Le Français s’en va sans avoir terminé la rédaction du Rapport Initial du Protocole Facultatif aux droits de l’enfant dans les conflits armés. Il en est de même de l’élaboration du Rapport unique valant 6e et 7e Rapports périodiques de mise en œuvre de la Convention relative aux Droits de l’enfant au Cameroun, ainsi que l’élaboration du Rapport de mise en œuvre de la Charte Africaine des Droits et du bien-être de l’enfant, le pendant africain de la CDE (Commission de l’Onu pour les droits de l’enfant).

Jean-René Meva’a Amougou

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