Criminalité transfrontalière : des leaders d’associations montent au créneau

Le Réseau des acteurs de la société civile pour la paix en Afrique centrale (Raspac) a organisé une rencontre sous-régionale le 21 juin dernier à Douala.

La libre circulation otage de la criminalité transfrontalière.

D’après la déclaration finale, les échanges ont porté sur «la sécurité transfrontalière et la consolidation de la paix en Afrique centrale». Pour ces leaders d’association et étudiants du Cameroun, du Tchad et de la République Centrafricaine, un constat alarmant justifiait la rencontre. Il tient de ce que «les pays de la sous-région Afrique centrale sont confrontés ces dernières années à des problèmes politiques, de gouvernance, de sécurité et d’insécurité sanitaire». Ce qui se traduit au quotidien par «la circulation illicite des armes, la présence des groupes armés et terroristes notamment dans le Bassin du Lac Tchad, (…) la criminalité transfrontalière, le flux migratoire, et la non-effectivité de la libre circulation des personnes et des biens», ont-ils fait savoir.

Sous l’impulsion du coordonnateur du Raspac, Abderamane, plusieurs propositions ont alors été intégrées dans la déclaration finale. Entre autres, le Réseau recommande «la tenue d’un symposium de la société civile incluant tous les États de la Cemac et invite les membres du Raspac à désormais parler d’une seule voix en ce qui concerne les crises sécuritaires internes et transfrontalières». Le Raspac exhorte aussi «les chefs d’État du Tchad et de la RCA à poursuivre le dialogue entrepris depuis la survenue de la crise frontalière et à mettre en place des mécanismes de résolution pacifique des conflits». En outre, les forces de défense et de sécurité sont invitées «à mettre en application les décisions des chefs d’États relatives à la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble des pays de la zone Cemac».

Théodore Ayissi Ayissi

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