Corridor Brazzaville-Libreville : la Bad sollicitée, la BDEAC en stand-by

Au cours des derniers travaux à Douala du Comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac), il avait été demandé au Gabon et au Congo de «tout mettre en œuvre pour achever le chantier du corridor Brazzaville-Libreville».

Répondant alors à cette interpellation, «la partie gabonaise vient de solliciter un prêt de 90 milliards FCFA de la Banque africaine de développement (Bad)». Étant entendu que ces fonds seront utilisés «pour finaliser quelques ouvrages sur ce corridor», selon une source proche du gouvernement gabonais. Au vu de la configuration actuelle, en effet, «les travaux de construction de la route d’intégration lancée depuis 2013 et censée relier les capitales du Congo et du Gabon, ne sont pas encore achevés, notamment au niveau des tronçons Ndendé-Dolisie», avait déjà déploré le Copil Pref-Cemac.

Pour la partie gabonaise, le choix de la Bad n’est pas fortuit. Entre autres raisons, on évoque à Libreville le fait que l’institution bancaire continentale a déjà eu à apporter une première contribution. Et que «le premier tronçon de la route Ndendé (Gabon)-Dolisie (Congo) d’une longueur de 285 km, a été réalisé grâce à un prêt de la Bad de plus de 163 milliards FCFA». En accordant dès lors ce nouveau prêt, l’institution régionale serait non seulement dans son rôle de financement des infrastructures de développement sur le continent, mais permettrait également de rentabiliser un premier investissement.

D’après les garanties d’ailleurs données à ce sujet par le Copil Pref-Cemac, «la finition de cette route devra booster les échanges commerciaux entre les deux pays et également favoriser la circulation des personnes». Pour la phase II du projet, quoi qu’il en soit, il reviendra aussi au Gabon de boucler les négociations avec le FMI, de façon à bénéficier de l’appui financier de l’institution de Bretton Woods.

De son côté, le gouvernement congolais devrait entreprendre dans les prochaines semaines des démarches en direction de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). À date, le congo n’a pas encore «soumis la requête de financement et l’institution financière reste par ailleurs dans l’attente de la documentation technique en rapport avec le projet», laisse-t-on entendre du côté de la BDEAC.

Théodore Ayissi Ayissi

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