Explosion meurtrière : le Cameroun et le Gabon au chevet de la Guinée Équatoriale

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont multiplié les messages de condoléances et de solidarité à l’endroit de la Guinée Equatoriale. Il y a quelques jours, le président camerounais a dépêché une mission humanitaire.

Les ministres de la Défense du Cameroun (à droite) et de la Guinée Equatoriale
scellent le pacte de non-agression frontalier

Conduite par les ministres de la Défense et de l’Administration territoriale, la mission humanitaire camerounaise est composée d’une soixantaine de personnels de la santé militaire, du corps national des sapeurs-pompiers, et une importante cargaison de médicaments, de denrées alimentaires et de fournitures diverses.

Côté gabonais, «je me suis rendue vendredi à Bata en Guinée équatoriale. J’ai réitéré au président de la République Teodoro Obiang Nguema Mbasogo le soutien total du Gabon dans cette redoutable épreuve et l’ai informé de la décision du Président Ali Bongo Ondimba de faire un don de 500 millions de FCFA afin de venir en aide aux populations sinistrées de Guinée équatoriale», a souligné la Première ministre gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda à l’issue d’un échange avec le président équato-guinéen le 12 mars dernier.

La Guinée équatoriale, le Cameroun et le Gabon n’ont pas toujours eu des relations sans nuage. Les trois pays ont parfois traversé une crise sécuritaire sur leur frontière commune. Libreville et Malabo se disputent, par exemple, depuis les années 1970, la souveraineté de plusieurs îles situées à quelques encablures des côtes gabonaises dont celle de Mbanié (30 hectares), la plus importante. A plusieurs reprises le conflit a failli dégénérer notamment en 1972 lorsque le Gabon a envoyé des troupes sur ces bandes de terre riches en ressources pétrolières. Outre, la zone frontalière des trois pays est une plaque tournante pour les échanges commerciaux, mais aussi pour des trafics. Malabo surveille particulièrement cette aire où une trentaine d’hommes armés avaient été arrêtés fin 2017, accusés d’avoir tenté un coup d’État contre le président Teodoro Obiang Nguema.

Landry Kamdem

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