Législatives en RCA : nouvelles perturbations en vue sur le corridor Douala-Bangui

Le Corridor Douala-Bangui pourrait à nouveau connaître des perturbations dans les prochaines semaines. Pour l’essentiel, cette crainte tient de ce que l’Onu a observé ces derniers jours, un regain de tensions en République Centrafricaine (RCA), en lien avec la tenue ce 14 mars 2021 du second tour des élections législatives et des partielles. Une situation que redoutait déjà Ravina Shamdasani, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, lorsqu’elle déclarait le 9 mars dernier être «préoccupée par l’instabilité dans le pays et le risque d’un retour au conflit, avec des attaques perpétrées par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui s’oppose aux élections et boycotte le processus».

Législative en RCA, nouvelles perturbations en vue sur le corridor Douala Bangui

En effet, alors que le peuple centrafricain et les organes en charge de la gestion du processus se préparaient à aller aux élections, des affrontements ont été enregistrés en RCA avec, en prime, quelques débordements au Cameroun. C’est dans ce registre qu’il faut alors ranger les «échanges de tirs intensifs qui ont eu lieu dans la nuit du 8 au 9 mars 2021 entre des hommes armés venus de la République Centrafricaine et l’armée camerounaise», selon ce qu’a rapporté le 10 mars dernier une source, précisant dans la foulée que c’était à Mandjou, une commune du Cameroun située dans le département du Lom-et-Djerem, région de l’Est.

Tout de même, la Minusca se veut rassurante. «Nous avons tiré beaucoup de leçons des scrutins du 27 décembre dernier», a fait savoir l’institution. Mais allant au-delà des simples assurances que tout a été mis en œuvre pour que la RCA retrouve sa quiétude et que le Corridor Douala-Bangui ne soit plus la cible des forces rebelles, le porte-parole de la Minusca a, pour sa part, insisté sur la configuration actuelle qui joue désormais en faveur de l’armée centrafricaine et de ses alliés. «En décembre, les FACA n’étaient pas dans la même posture que celle dans laquelle elles sont aujourd’hui. Beaucoup de postes avaient été évacués à l’époque, ce qui n’est plus le cas. Avec l’offensive qui a été lancée par les FACA et leurs alliés, beaucoup de localités ont été reprises, et nous avons une présence beaucoup plus forte des forces de défense et de sécurité sur le terrain pour aider à la sécurisation», a alors présenté en guise de garantie, le lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall le 10 mars dernier.

 

Théodore Ayissi Ayissi

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