Galim : La municipalité à l’épreuve l’approvisionnement en eau potable

Selon le responsable des services techniques de la mairie, dans le budget de l’exercice 2021 qui se chiffre à 890 000 000 FCFA, une ligne est prévue pour l’entretien des réseaux d’eau existants et la réhabilitation de ceux qui sont défectueux.

Galim, la municipalité à l’épreuve de l’approvisionnement en eau

«Je dois dire que le centre-ville de l’arrondissement de Galim est la seule localité au Cameroun où les populations ont de l’eau potable du robinet à zéro franc». Le propos est du magistrat municipal de la mairie de Galim, Elie Saker Tshouongang dans une de ses sorties médiatiques, courant 2020, dans le journal Le Messager. L’argumentaire est sans conteste une réalité, étant donné que cette agglomération est alimentée en ce précieux liquide par deux techniques d’approvisionnement : un système de captage gravitaire qui alimente au quotidien et de façon continue, dix bornes fontaines, et un autre dont le réservoir recueille le breuvage puis, au moyen des pompes électriques, ravitaille six bornes fontaines qui y sont connectées.

Toute chose qui se fait à partir d’un réceptacle de retenue de la denrée liquide, logé en contre-bas du bassin, versant village Mbeghang du centre urbain. Exclusivement, en termes de difficultés dans ce service de l’eau potable aux populations, le responsable des services techniques de la mairie, Gilbert Mbokouoko relève l’endommagement de ces pompes par les variations de l’intensité du courant Eneo et ses multiples coupures intempestives. «Afin d’optimiser ce service, la maire envisage s’attacher les services d’un expert en relation avec la gestion des problèmes hydrauliques pour qu’il propose des termes de références relatifs à l’usage d’un système de marche des pompes à partir de l’énergie solaire. Ce qui les épargnera des désagréments des coupures intempestives du courant Eneo, assurera leur fonctionnement harmonieux et réduira à coup sûr le coût des factures d’électricité», dit-il. Et d’ajouter : «Si ce système à usage d’énergie solaire est concluant, le maire, dans le cadre de l’implémentation de son service public de l’eau, devra l’adopter dans tout le centre-ville de Galim, ainsi que dans les groupements Bati, Bagam, Bamendjin et Bamenyam pour la construction des mini-adductions d’eau potable afin de mieux desservir les populations qui ont soif du précieux liquide» .

Construction des ouvrages hydrauliques

Tout compte fait, ces groupements constitutifs de cet arrondissement disposent de 29 ouvrages hydrauliques dont 14 qui sont fonctionnels et 15 non opérationnels. Aux dires du responsable en charge des services techniques, en raison de la mise en fonction de ces derniers, «après les avoir ainsi recensés, nous avons sollicité l’expertise d’un artisan réparateur pour leur diagnostic aux fins de les dépanner. Toute chose qui s’inscrit dans le budget communal de l’exercice 2021 qui se chiffre à la somme 890 000 000 FCFA et dont une ligne est prévue pour l’entretien des réseaux d’eau existants et la réhabilitation de ceux qui sont défectueux. Une autre qui y a été prévue pour la formation de ces artisans sera cofinancée par la mairie et le Programme national de développement participatif (Pndp)».

Dans le cadre du Budget d’investissement public (Bip) 2021, aucun projet relatif à la construction des ouvrages hydrauliques n’a été retenu dans la commune de Galim alors que les populations en ont besoin. Selon une source autorisée du ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), les mairies ne doivent plus tellement attendre les Bip de l’Etat pour financer les projets destinés à l’amélioration des conditions de vie des populations. Elles doivent, dit-elle, «dans le cadre de la coopération décentralisée, conformément au cadre juridique qui leur est offert par l’Etat, se rapprocher des bailleurs de fonds et partenaires au développement étrangers qui sont prêts à les accompagner pour lever des fonds. C’est une importante opportunité à saisir pour l’amélioration de ces conditions de vie dans un contexte où les recettes communales ne sont pas très importantes».

 Filbert AZAP NDONGO

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