Cameroun : Quand les séparatistes vont à l’école

Non pas pour étudier. Mais pour instaurer la terreur et la désolation. 
Depuis deux semaines, la scolarité des élèves du Noso (Nord-ouestet Sud-ouest) est sérieusement perturbée.. Des élèves et enseignants humiliés après la fausse alerte d’une attaque à Ombe par Limbe la semaine dernière, suite à l’explosion d’une roue de véhicule. Ce qui a poussé les parents à envahir les établissements scolaires de la cité balnéaire afin de récupérer leurs enfants. Les séparatistes font parler d’eux cette semaine dans le chef lieu du département du Fako.
Ce mercredi 4 novembre 2020, des élèves et enseignants de Kulu Memorial College de mile IV Limbe sont en cours et ne redoutent rien. Soudain, des hommes armés cagoulés font irruption dans le campus de l’établissement. Ils ordonnent aux enseignants et élèves de se déshabiller. Par la suite, ils vont flageller les enseignants avant de les contraindre de s’en aller en tenue d’Adam du campus. Après cette humiliation, les séparatistes incendient l’établissement scolaire, avant de filer à l’anglaise. Cette barbarie intervient douze jours seulement après le massacre de sept élèves à Kumba, dans la même région du Sud-ouest. 
Nord-ouest.
A Fundong dans le Nord-ouest, sept élèves du lycée bilingue sont enlevés mercredi matin 4 novembre par des séparatistes de la république virtuelle d’ambazonie. Ces élèves se rendaient au lycée, lorsqu’en cours de route, ces hors-la-loi les ont interpellés et les ont menés vers une destination inconnue.
La veille, mardi 3 novembre, des hommes armés se réclamant de la milice séparatiste ont rendu une visite inopinée à la presbyterian secondary high school ( Pchs) de Kumbo. Ils ont enjoint aux élèves de retourner à la maison et enlevé onze enseignants. Lesquels (enseignants) ont été gardés en captivité. Mis au parfum, des pasteurs et chrétiens ont tenté en vain de négocier la libération de ces enseignants. Le Révérend Fonki Samuel, modérateur de le presbyterian church in Cameroon, a commis un communiqué pour condamner ce rapt.
« Notre souhait est que, par la grâce de Dieu, de tels mauvais scénaris prennent fin un jour  » écrit le modérateur de la Pcc. A l’observation, ce regain d’attaques des écoles a un seul but :  brouiller voire perturber la reprise des cours dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, en crise sociopolitique depuis bientôt quatre ans.
Le 2 novembre dernier, quatre séparatistes ont été neutralisés à Boh-Etoma Three Corners dans l’arrondissement de Bali, département de la Mezam.
Zephirin Fotso Kamga

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