Promotion des libertés et droits humains : Les journalistes et les autres acteurs accordent leurs violons

Les hommes de médias, les magistrats, avocats, fonctionnaires de police et de la gendarmerie ont balisé le chemin d’un travail en synergie pour la défense et la vulgarisation des droits des personnes vulnérables.

Journaliste en Afrique pour le Développement(Jade) a organisé du 13 au 16 octobre dernier un séminaire de formation des journalistes et des avocats à Bonaberi (Douala IV). Le mobile vise à former et doter  les journalistes et les avocats, juristes, police des armes pour la défense et la promotion de la liberté de presse et des droits humains. Le séminaire préparé par Jade et ses partenaires, précisément l’Union européenne, Association des juristes pour les droits humains (JUDH) et Caractères sans Frontières (CSF) s’articulait autour du thème : «Quelles synergies développer entre tous les acteurs ici représentés pour mieux promouvoir la liberté de la presse et les droits humains au Cameroun?».

Une question fort intéressante. Dans la mesure où les journalistes et les autorités judiciaires se regardent en chien de faïence. Il règne un climat d’animosité entre les forces de l’ordre et les hommes des médias. Le journaliste dans la quête de l’information auprès des autorités administratives rencontre des difficultés  d’accès à l’information. Ce qui est une entrave à la liberté de la presse et, plus loin, aux droits de l’homme. Ces deux notions sont indissociables. Ainsi, la plateforme qui réunissait tous les acteurs à Bonaberi a permis de baliser le chemin pour faire taire certaines querelles pour vaincre ce combat qui engage tous les corps de métier dans la promotion de la liberté de la presse et des droits de l’homme des couches vulnérables.

De façon tacite, les journalistes et les autres acteurs ont au cours des ateliers qui ont meublé le séminaire élaboré certaines recommandations permettant de travailler en parfaite synergie. Ceci, disent-ils, est urgent pour tous les corps, notamment d’avoir une bonne formation. «Les journalistes et les autres acteurs  doivent être bien formés pour renforcer nos capacités, ce qui leur permettra de développer les bonnes pratiques professionnelles pour une bonne vision. Tous les corps de métier doivent appliquer scrupuleusement les textes», fait savoir une avocate membre du premier atelier. Elle poursuit : «les uns et les autres doivent respecter l’éthique et la déontologie qui régissent leur corporation. Que ce soient les avocats, les juristes, la police ou les journalistes, tous ont reçu des cours d’éthique et de déontologie qui est leur guide dans les pratiques professionnelles. Chacun doit travailler tout en restant dans son couloir».

La sensibilisation doit être faite tous azimuts. Tous les corps de métiers doivent s’unir dans la promotion et la défense de la liberté de la presse et des droits de l’Homme. «Il faut des ateliers d’animation pour sensibiliser les uns et les autres à lutter efficacement contre certaines dérives faites dans tous les camps. Les textes en vigueur, notamment celui sur le terrorisme doivent être revus. Ceci n’est possible que si tous les corps se lèvent et proposent des textes meilleurs pour la liberté de la presse. Les journalistes ne doivent pas faire l’objet de condamnation ou d’arrestation dans l’exercice de leurs fonctions. Nous devons mener un plaidoyer, la société civile également, pour adopter un texte modificatif, pour obtenir une loi plus souple et plus sensible», selon les réflexions découlant du premier atelier.

Enfin, les différents acteurs réunis ont pensé à la spécialisation des professions aux droits humains. Etant donné que nombreux sont ceux-là qui ignorent  les actes qui dérivent en matière de violation de droits de l’homme.  «Nous avons pensé que pour l’atteinte de l’objectif en matière de droits de l’Homme, tous les corps, police, journalistes, société civile, et autorités administratives doivent se spécialiser dans les droits de l’Homme,  afin qu’il ait une maitrise du jargon», conclut ainsi le premier atelier ayant présenté ses travaux. Dont le fond  est similaire aux travaux des autres ateliers.

Olivier Mbessité, (Stagiaire) 

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