Changements climatiques : Le Cameroun à l’école de l’approche Clews

Les experts des administrations publiques ont été outillés pour une meilleure intégration des capacités de résilience dans la phase II du DSCE.

 

Le Cameroun ambitionne de mieux intégrer les questions environnementales dans ses politiques publiques. À cet effet, un atelier national s’est tenu les 9 et 10 juillet dernier à Yaoundé. L’objectif était de sensibiliser les experts sur l’approche Clews (Climate, Land, Energy and Water systems/Climat, Terre, Energie et Eau). Il s’agit de favoriser la collaboration entre administration dans les domaines de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie et du changement climatique en mettant en place des outils d’analyse, des mécanismes de coordination et de coopération. Cette mise à niveau des politiques de développement durable en pleine dynamique d’émergence nécessitera la mise sur pied d’un programme de formation à l’utilisation de l’outil de modélisation CLEWs.

Structuration
Une mission de cadrage menée en février 2019 a déterminé que l’analyse CLEW devrait être utilisée pour éclairer la 2e phase du plan de développement national (Cameroun Vision 2035). L’atelier, organisé dans le prolongement de la mission de cadrage, a permis de familiariser l’outil CLEW à l’équipe de projet du gouvernement camerounais afin de s’assurer qu’il est bien aligné sur les besoins et priorités identifiés dans le plan de développement national.

Thérapie
Les chantiers de l’émergence tels les barrages, les complexes industriels, les zones économiques, les exploitations agricoles ont des répercussions sur la santé de l’environnement et de l’homme. La dégradation des sols, du climat et de l’eau devient de plus en plus flagrante. Voilà pourquoi le Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) a sollicité ses partenaires. L’atelier était organisé en réponse à cette demande par le département des affaires économiques et sociales, la division de l’analyse et des politiques économiques et la Division des institutions publiques et de la gouvernance numérique (DPIDG) du secrétariat général de l’Onu. Le partenariat du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a été déterminant pour la réalisation de cette initiative.

Au terme, le gouvernement devrait opérer une transition en passant de la prise de décision sectorielle à une prise de décision intégrée. Ce qui induit l’adoption de l’évaluation intégrée des systèmes de climat, de sol, d’énergie et d’eau (CLEW) pour identifier et gérer les compromis et les synergies dans la formulation des politiques et des stratégies. Si ces liens ne sont pas correctement pris en compte et si les décideurs ne sont pas sensibilisés, la concurrence entre produits alimentaires et combustibles, la sécurité de l’approvisionnement en eau et les problèmes d’utilisation des sols pour la production de biocarburants risquent de se poser des problèmes. D’où l’importance des approches intégrées de planification et de modélisation pour le développement durable.

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