75e AG de l’ONU : Mohammed VI, architecte d’un système sanitaire rénové

Le message du roi du Maroc à l’Assemblée générale des Nations unies trace les sillons d’un nouvel ordre sanitaire plus réactif aux menaces modernes.

 

Le Roi du Maroc, Mohammed VI… l’Africain

Pour Rabat, la crise sanitaire actuelle a montré l’essoufflement du système mondial de santé. Il faut pouvoir le repenser. Pour autant, l’heure est à l’action. Le roi Mohammed VI est porteur d’une idée de «système sanitaire uni», caractérisé par des mesures de résiliences souples, la réforme des règlementations sanitaires internationales et l’adoption de mécanismes durables de financement.

Pour lui, l’un des marqueurs de l’essoufflement d’un système sanitaire actuel c’est l’incapacité à fournir urgemment des vaccins au monde. Passer à un système nouveau suppose qu’on fasse évoluer les règlementations. C’est à ce titre que le «Maroc a rejoint l’initiative chilienne visant à adopter un nouvel instrument juridique souple permettant de garantir notre préparation face aux situations d’urgence sanitaire mondiale», a confié le chef du gouvernement, Saad-Eddine Othmani, qui a délivré le message du Roi.

Il faudra également s’attaquer au mode de financement. C’est à ce titre que dans les prochaines semaines, «le Maroc, le Rwanda, l’OMS et la Banque mondiale organisent une réunion de haut niveau sur la diplomatie pour la sécurité sanitaire et la préparation face aux situations d’urgence à Marrakech». Cette réflexion vise à explorer à la fois de nouvelles sources de financement, mais aussi et surtout à rendre le financement de la santé accessible.

Libérer le monde des faussetés

La crise sanitaire du coronavirus a fait tomber en désuétude plusieurs certitudes scientifiques du monde. Des faussetés validées depuis des décennies, et qui permettent de tenir en subordination des peuples. Le message du roi est clair à ce propos: «la pandémie nous a permis de constater que tout ce qui était vrai ne l’était pas. La plupart des prévisions les plus terribles pour l’Afrique ne se sont pas concrétisées. L’Afrique a pu affronter ce défi elle seule en comptant sur sa population résiliente, sa jeunesse créative et ses gouvernements efficaces».

Solidarité

Le coronavirus a mis le monde entier à genoux. Mais plusieurs s’accrochent à leurs convictions hégémoniques. Seule la solidarité internationale agissante va préserver le monde. Dans ce sens, «le multilatéralisme est toujours en vie, tel que le montrent les mesures prises pour lutter contre cette crise». Il porte en lui les germes du succès.

Le Maroc, en tant que président du volet humanitaire du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc), a lancé un appel à l’action pour appuyer la réponse humanitaire face à la Covid-19. L’initiative a été suivie par 171 pays de tous les deux groupes régions représentés ainsi par l’UA et l’UE. Une action guidée par les principes diplomatiques et humanitaires du royaume.

Dans cette veine, Mohammed VI a lancé une initiative panafricaine concrète d’accompagnement des pays dans toutes les étapes de ripostes: ponts aériens avec près de 20 pays africains.

 

Bobo Ousmanou

 L’UA rend hommage à Ntuda Ebode

Pr. Vincent Ntuda Ebodé

 «Un grand n’est pas un petit»! C’est par ces mots que l’organisation continentale, l’Union africaine, témoigne sa reconnaissance à l’universitaire camerounais au moment où le mandat du Pr Vincent Ntuda Ebode s’achève à la tête de l’Institut de l’Université panafricaine de gouvernance des sciences sociales et humaines (PAUGHSS). Le digne fils d’Okola (Cameroun) est le bâtisseur de cette branche de l’Université de la Commission de l’UA en Afrique centrale. C’est pratiquement de toute pièce qu’il l’a progressivement implanté dans la région depuis 2011. Après avoir donné naissance physiquement à l’institut, il est désigné en 2016 pour achever l’œuvre d’opérationnalisation. En 2018, il inaugure le rectorat qui affiche fière allure dans un quartier huppé de la ville de Yaoundé. «Nous saluons son engagement et son brillant parcours à la tête de PAUGHSS. Il aura mis son expertise et tout son savoir-faire pour poser les jalons de l’institut et en faire une institution d’excellence académique dans la sous-région Afrique centrale» indique l’UA dans son communiqué.

Parcours

Remplacé par la Kenyane Elizabeth Abenga, Joseph Vincent Ntuda Ebode force l’admiration par son parcours. Après l’obtention d’une licence en sociologie à l’Université de Yaoundé, il fait le choix de s’envoler outre-mer à l’effet de poursuivre son cursus académique. Il y obtiendra tour à tour un diplôme de l’Institut d’études politiques de Grenoble, un diplôme d’études approfondies de l’Institut d’Études politiques de Lyon, un doctorat en sciences politiques option relations internationales et études stratégiques de l’Institut d’études politiques de Lyon en 1996, une habilitation à diriger les recherches en droit et sciences politiques de l’Université Jean Moulin Lyon III.

De retour au Cameroun en 1997, il intègre l’Université de Yaoundé II en qualité d’assistant. Il passe chargé de cours en 2000, puis maitre de conférences en 2006 et professeur titulaire des universités en 2013. Il occupe plusieurs hautes responsabilités administratives et scientifiques, dont celle de doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques en 2005 puis celles de directeur des affaires académiques et de la coopération en 2012.

BO

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