48èmes assises de l’UPF : Grand s’annonce l’événement

Du 18 au 22 novembre 2019, Yaoundé sera la capitale francophone de la plume, du micro et de la caméra.

 

« Plus que quelques jours, le Cameroun va abriter l’un des banquets professionnels les plus en vue au sein de l’espace francophone. Il s’agit des  48èmes assises de l’UPF ; lesquelles sont placées sous le thème « Journalisme d’émotion, journalisme d’information ? ». En conférence de presse ce 7 novembre 2019 à Yaoundé, Félix Zogo  se montre enthousiaste en l’annonçant aux journalistes de la presse locale. On l’aura compris : en posture de président du Comité d’organisation de ladite rencontre, le secrétaire général du ministère de la Communication  (Mincom) montre surtout l’implication des autorités camerounaises. Celles-ci, dit-il, sont prêtes à accueillir à Yaoundé au moins 300 hommes et femmes exerçant au sein de l’espace francophone et même au-delà. « C’est la seconde fois en l’espace de 10 ans », insiste Aimé-Robert Bihina.

Pour le président de la section locale de l’UPF, le label Cameroun a lourdement pesé lors des arbitrages entre de multiples candidatures d’envergure. « Notre pays est fait office de vivier liberté d’expression, de vivier professionnel et de laboratoire d’éclosion de la presse. Sur le plan diplomatique, c’est un atout indéniable », exalte le vice-président international de l’UPF. Son propos est davantage conforté par celui émis par Madiambal Diagne. « Nous avons été une première fois au Cameroun en 2009, on y avait trouvé beaucoup de bonheur. 10 ans après, nous revenons. La section camerounaise, par sa perspicacité et sa vitalité, est digne de tenir les une nouvelle fois les assises », avait indiqué  le président de l’UPF lors de sa visite officielle à Yaoundé en février 2019.

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Celui-ci, avise Aimé-Robert Bihina, est aiguillonné par le thème inscrit à l’ordre du jour. « Aux participants de lui donner des extensions dans un cadre défini par le secrétariat général de l’UPF. On travaillera par exemple sur diverses questions  en rapport avec ce thème très lié à l’actualité », projette le journaliste en service à la radiotélévision camerounaise. D’ores et déjà, il suggère quelques pistes : « On réfléchira notamment sur  le journalisme d’émotion. Va-t-il remplacer le journalisme d’information ? Sert-il à manipuler l’information ? Quid de l’émotion des journalistes devant des situations de grande détresse humaine ? L’appréhension émotionnelle des faits et des situations ne contribue-t-elle pas à affecter l’analyse rationnelle et la compréhension des vrais enjeux ? Servir l’émotion au lieu des faits a-t-elle pour effet de décrédibiliser le journalisme ? Le journalisme d’enquête et d’analyse suffit-il à redorer le blason des professionnels aujourd’hui haïs et malmenés ? Comment réinventer le journalisme ? ».

Pour associer l’utile à l’agréable, Aimé-Robert Bihina annonce un match de football. Déclinée en rencontre de gala, cette séquence sportive opposera une sélection d’anciens Lions indomptables (sous la conduite de l’emblématique Roger Milla)  à celle des journalistes. Egalement portée au menu des activités, une exposition des produits locaux par des PME.

L’UPF est un réseau de 110 pays, reconnu par l’Organisation Internationale de la Francophonie. L’organisation non gouvernementale, elle est née en depuis mai 1950, de la volonté des médias et journalistes d’expression française de s’organiser pour mieux se connaître. Ceci, afin de mieux défendre la liberté de la presse, leurs intérêts professionnels, et la langue française. Depuis le 22 novembre 2014, elle est présidée par Madiambal Diagne (Sénégal). L’UPF regroupe plus de 3000 journalistes, responsables et éditeurs de la presse écrite et audiovisuelle.

Jean-René Meva’a Amougou

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