3ème émission obligataire de la Bdeac : les contributions hors zone Cemac décisives

Il y a plusieurs enseignements à retenir de la dernière opération d’émission d’obligations effectuée sur le marché financier sous-régional par la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac).

 

L’un d’eux se rapporte à la participation Décision de quatre pays hors zone Cemac. Le Soudan se présente aux côtés du Togo, de la France et du Canada, comme l’État ayant le plus grand intérêt. Le montant de ses souscriptions s’est élevé au soir du 21 décembre dernier à 13 119 140 000 FCFA. Cela représente 11,83% de l’ensemble des souscriptions d’un montant total de 110 856 330 000 FCFA. Soit également la presque totalité des cotisations des pays n’appartenant pas à notre zone. Puisque celle du Togo s’est élevée à 350 millions FCFA, soit 0,32%; celle de la France à 15,5 millions FCFA, soit 0,01% et celle du Canada à 65 millions FCFA, soit 0,06%.

L’institution versée par Dieudonné Evou Mekou a fourni au bout du compte lesdites contributions à 13 549 640 000 FCFA. Elles représentent environ 12,22 % de l’enveloppe globale levée à l’émission de l’opération qualifiée de « succès » par la Banque de développement. C’est en effet plus que l’apport cumulé de la Guinée Équatoriale, de la République Centrafricaine et du Tchad. La Bdeac enregistrée en effet en termes de participation, un montant de 5 011 milliards FCFA seulement pour la Guinée Équatoriale ; de 792,1 millions FCFA pour la Centrafrique ; et de 6 milliards FCFA pour le Tchad. Soit 10,64% pour l’ensemble de la contribution de ces trois pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Les obligations émises par la Bdeac étaient par contre très convoitées par le Gabon, le Congo et surtout le Cameroun. Ces trois payent ont respectivement brillé par des mobilisations de l’ordre de 11 593 milliards FCFA pour le Gabon ; 22 506 milliards FCFA pour le Congo ; et 51 404 490 000 FCFA pour le Cameroun. « L’opération  »BDEAC 6,00% NET 2022-2029 » a au final été souscrite à hauteur de 142,12%, soit une sursouscription de 42,12% du montant mobilisé de FCFA 78 000 000 000 (soixante -dix-huit milliards)». L’institution bancaire sous-régionale précise que ces fonds sont destinés à « assurer la couverture diurne partie des engagements pris dans le cadre de son Plan Stratégique 2017-2022 ».

 

TAA

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