300 milliards FCFA pour l’interconnexion électrique Tchad-Cameroun

Le Tchad et le Cameroun nourrissent un projet d’interconnexion électrique.

D’un coût total de 300 milliards FCFA, le projet est né de l’ambition des chefs d’État de ces deux pays de l’Afrique centrale d’interconnecter les réseaux électriques de leurs territoires respectifs. D’après les études déjà achevées, il s’agit en somme «de s’appuyer sur le potentiel hydroélectrique du Cameroun, évalué à 2400 Mégawatts installés», soit à peine 5 % des capacités de ce pays, autrement appelé Afrique en miniature.

Pour donner corps à ce projet d’interconnexion, le Tchad et le Cameroun se sont naturellement tournés vers des partenaires au développement. Deux bailleurs de fonds ont notamment répondu favorablement aux sollicitations du Cameroun et lui ont ouvert une ligne de crédit d’un montant total de 148 milliards FCFA. Le chef de l’État camerounais a en effet signé, le 17 mars dernier, deux décrets. Paul Biya habilitait ainsi le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, à signer deux accords de prêt. Et selon les textes réglementaires susmentionnés, «le premier accord, d’un montant de 143 milliards de FCFA, avec la Banque africaine de développement (BAD) et le second, d’un montant de 5 milliards de FCFA, avec le Fonds africain de développement (FAD), sont dédiés à la réalisation dudit projet».

Grâce à ces deux accords de prêt, le Cameroun a réussi à libérer la totalité du montant attendu au titre de sa participation financière dans le projet. Il reste désormais à la partie tchadienne de jouer sa partition et de mobiliser les 150 milliards FCFA restants. Au demeurant, et en tirant mutuellement bénéfice du projet d’interconnexion électrique, le Tchad et le Cameroun contribuent au renforcement de l’intégration au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Le 27 février dernier, les deux États avaient déjà démarré les travaux de construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre Yagoua au Cameroun et Bongor au Tchad. Après le pipe-line et l’extension du réseau ferroviaire, les deux pays frères et amis ouvrent ainsi un nouveau chapitre dans leur coopération.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *