Protection de l’enfance au Cameroun: lumière sur les actions du gouvernement

Entre criminalisation des pratiques dégradantes et prise en charge des enfants victimes de violence, des avancées sont observées en matière de droits de l’enfant dans le pays.

La 35e Journée de l’enfant africain se célèbre ce 16 juin sur le continent, sous fond de préoccupation face à la situation vulnérable des enfants, notamment en matière de droits humains. L’édition 2022 est placée sous le thème Elimination des pratiques néfastes affectant les enfants : progrès sur les politiques et pratiques depuis 2013.

Le Cameroun qui se joint à la communauté internationale pour ouvrir des perspectives sur des pratiques et politiques pour protéger l’enfance, n’est pas épargné par des pratiques sociales néfastes pour elle. Déscolarisation, travail des enfants, violences sexuelles et autres formes d’abus, mutilations génitales, violences basées sur le genre et scolaire, traite, mariages précoces et mariages forcés, sont entre, les tares documentées au Cameroun.

Le mal, pour le quantifier, s’évalue en termes de millions d’enfants affectés au Cameroun, ce, malgré les actions du gouvernement pour endiguer le phénomène.  Dans la foulée des initiatives gouvernementales, l’on compte : la mise en place de plateformes de prise en charge des enfants victimes de violence avec référencement des cas à d’autres acteurs institutionnels ou de la société civile, la ratification de plusieurs instruments internationaux et régionaux sur les droits des enfants, la mise en place par le ministère des Affaires sociales, d’un comité interministériel de la protection de l’enfance. L’organisation par le ministère de la Jeunesse et l’Education civique de campagnes de sensibilisation sur les effets néfastes de la violence et la maltraitance dans les cercles familiaux à travers des équipes mobiles, ponctue également les initiatives gouvernementales pour la cause. En 2016, l’on retient la criminalisation des actes dégradants tels les mutilations génitales, le mariage précoce, l’exigence abusive de la dot, l’outrage à la pudeur des mineurs.

La Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) salue toutes ces avancées. Elle en a vanté les mérites ce jour dans une déclaration à l’occasion de la Journée de l’enfant africain.

Louise Nsana 

 

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