150 milliards pour l’agriculture dans la CEMAC

Le chiffre est de la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha).

L’agence d’exécution de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) veut lever 150 milliards pour réaliser sa vision qui est de faire de la cebevirha à l’horizon 2025, une institution de référence pour les Etats et les partenaires en matière d’appui au développement durable des ressources animales, halieutiques, aquacoles et des échanges au bénéfice des populations de la Communauté. La situation socio-économique de la zone CEMAC est caractérisée par la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Ces deux phénomènes sociaux déjà très répandus dans la CEMAC se sont aggravés durant les dix dernières années à cause des crises socio-économiques qui se sont révélées comme étant la cause et la conséquence des problèmes militaro-politiques qui ont secoué la plupart des pays membres de la CEMAC et les pays voisins. La conjoncture actuelle est à la diversification et à l’introversion des économies de la sous-région. Afin de se positionner comme cheville ouvrière de l’accroissement de la productivité et de la création des chaines de valeurs agricoles, la Cebevirha dresse 150 milliards d’inventaire de besoin. Ce plan a été au patron du gouvernement communautaire, Daniel Ona Ondo, lors d’une séance de travail avec les responsables et le personnel en poste à Ndjamena, au Tchad. Le secrétaire exécutif adjoint de la Cebevirha, Bernard Boutsika Ngavet, a évoqué l’organisation d’une table ronde pour le mois de juin 2018, qui devrait servir à mobiliser les ressources des bailleurs de fonds et donateurs internationaux, au profit du programme de développement de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture en zone CEMAC. Bernard Boutsika Ngavet a conclu son propos, en souhaitant que Daniel Ona Ondo pèse de tout son poids auprès du président en exercice de la Cemac, président du Tchad, Idriss Déby Itno, afin que ce rendez-vous soit parrainé par lui, mais aussi et surtout qu’il permette de mobiliser les 150 milliards FCFA escomptés pour véritablement développer ce secteur dans la sous-région. La BDEAC, dans sa nouvelle vision définie dans le Plan stratégique 2017 – 2022, concentre ses efforts opérationnels pour le soutien à la diversification économique des Etats, le financement de projets et programmes intégrateurs d’envergure et l’élargissement de la palette des outils d’intervention de la Banque pour le soutien au secteur privé, en particulier les PME-PMI. Elle devrait donc participer à cette opération.

ZRM

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