100 milliards de francs CFA

Le 20 juin dernier, Paul Biya a publié les orientations générales de la politique budgétaire pour l’exercice 2019. En matière de recettes, l’objectif principal demeure la mobilisation optimale des recettes budgétaires internes non pétrolières.

C’est le pactole généré par les industries extractives dans les caisses de l’Etat du Cameroun à la faveur de la signature de nouveaux contrats pétroliers et la promulgation d'un nouveau code minier

En effet, dans son programme d’ajustement avec le FMI, le pays s’est engagé à accroitre la pression fiscale l’année prochaine de 0,6% du produit intérieur brut (PIB). Pour y parvenir, le président de la République prévoit, en ce qui concerne les impôts et taxes, de réduire les exonérations fiscales relatives aux impôts indirects à hauteur de 100 milliards de francs CFA. Selon le rapport sur les dépenses fiscales, joint à la loi de finances de 2018, les dépenses fiscales se sont chiffrées à 451 milliards de francs CFA en 2016, soit environ 20 % du total des recettes et 2,4 % du PIB. Les pertes enregistrées par la Direction générale des impôts représentent 339 milliards (330 milliards pour la TVA et 9 milliards pour les droits d’assises), soit près de 1,8% du PIB. Les exonérations fiscales constituent donc une niche pour accroitre les recettes propres non pétrolières.

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