INTEGRATION

Vous êtes ici : Accueil Supplément Afrique Centrale Sur le terrain Crise centrafricaine: Les rebelles violent le processus de paix
BANDEAU-BATTLE-THE-VOICE.jpg Festi Communautes 650X91.jpg Philpa.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-650x91.jpg bandeau.jpg visuel fotrac.jpg

Crise centrafricaine: Les rebelles violent le processus de paix

Écrit par  Didier Ndengue

Ils visent la déstabilisation totale de Bangui. La Minusca tend la main à la population. L’Onu prête à en découdre avec les bandes armées.

La force multidimensionnelle de l’Organisation des Nations unies (Onu) ne cesse de demander aux rebelles centrafricains d’arrêter leurs barbaries. De la même manière, les responsables de la Minusca ont besoin du coup de main de la population pour arrêter les assaillants. «Si vous avez des informations, partagez les avec nous, renseignez- nous et ensemble nous pouvons mettre fin à la violence. On vous lance aussi un appel à la tolérance communautaire, à la réconciliation parce que la paix est une responsabilité commune. Seuls des efforts conjoints peuvent assurer premièrement la sécurité personnelle et puis celle sociale». Le commissaire de police de la Minusca, Luis Miguel Carrilho, s’adressait ainsi le 14 octobre aux populations centrafricaines. Il les invitait à collaborer avec les forces onusiennes pour éradiquer les groupes armés qui serment régulièrement la pagaille au pays.  L’officier de police avait également lancé un regard sur la situation sécuritaire qui prévaut à Bangui. A l’en croire, la capitale centrafricaine est plus stable qu’avant.  Il est revenu sur les événements qui ont endeuillé la capitale entre fin septembre et début octobre 2015. Ce énième coup des rebelles avait officiellement fait plus de soixante morts et plus de 300 blessés. Ces nouvelles tensions devaient prendre d’autres proportions si la Minusca n’était pas intervenue. Grâce aux multiples patrouilles nocturnes et diurnes, de la force onusienne, Bangui est moins fragilisée.

 

Arlerte maximale 

Bangui est tantôt stable, tantôt paniquée. Cette situation n’encourage pas les soldats de l’Onu à déposer les armes. Les casques bleus multiplient des stratégies pour sécuriser les civils. A Bangui, la stabilité n’a pas une longue durée. Raison pour laquelle la force internationale est toujours en état d’alerte maximale. Le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza,  porte-parole militaire de la Minusca, même constatant un retour progressif au calme à Sibut, à 186 km de Bangui, garde en mémoire que c’est dans cette localité que les forces internationales ont riposté le 10 octobre 2015 à des attaques d’éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Les éléments du FPRC étaient alors en route pour la conquête de Bangui. Plusieurs d’entre-eux sont tombés sous les balles des casques bleus. S’il est vrai que la Minusca ne communique pas le nombre exact de personnes abattues à l’issue de cet affrontement, elle apprend toutefois que plusieurs rebelles sont morts et d’autres blessés, «et 08 éléments parmi lesquels 05 blessés, se sont rendus aux forces de la Minusca qui leur ont administré les premiers soins. Le chef du FPRC a par la suite demandé un cessez-le- feu, pour récupérer et enterrer les morts, faire soigner les blessés et organiser le reste de ses hommes pour rejoindre les lieux respectifs de provenance», a indiqué le lieutenant-colonel Adolphe Manirakiza.  

 

Les rebelles bafouent le processus de paix

Le 12 octobre dernier, la Minusca rendait public un communiqué de presse disant sa préoccupation par rappot aux  ambitions des bandes armées.  Notamment la déstabilisation de Bangui et portant une troisième transition en Centrafrique. Ce que les représentants de l’Organisation des Nations unies (Onu) sur place refusent catégoriquement de cautionner. Cependant, seul leur courroux ne suffit pas pour empêcher l’infiltration «organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, dont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPC) et les anti-Balaka». Le 17 octobre, la Minusca a appelé les «groupes armés à respecter les engagements pris dans l’Accord de Cessation des Hostilités de Brazzaville de Juillet 2014 et l’Accord DDR du Forum de Bangui de mai 2015». Ceux-ci sont invités à désarmer leurs «éléments, et à entamer les activités de pré-DDR, comme ils s’y sont engagés à Brazzaville et au Forum de Bangui».


 

RCA, le fichier électoral est là

Le 22 octobre, le chef de la Minusca, a exhorté tous les acteurs de la crise en Centrafrique à donner la chance au peuple de s’exprimer à travers des élections. Il leur a ouvertement demandé de «laissez le peuple élire ses dirigeants». Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies  leur a également rappelé que «votre pays est à quelques mois seulement de la sortie de crise; en décembre, nous aurons entamé un processus électoral, avec un referendum et un premier tour.  Il faut que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté s’organisent et s’engagent dans ce processus qui est vital pour le pays», a-t-il souligné mercredi dernier au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca. Le patron de la Minusca a également indiqué aux journalistes que plus de 90% des personnes en âge de voter s’étaient inscrites sur les listes électorales, «ce qui témoigne de la volonté du peuple centrafricain d’aller s’exprimer sur son avenir par les urnes et non par les armes». A la date du 19 octobre 2015, les données officielles faisaient état de ce que 1.911.208 d’électeurs potentiels, soit 91.2% de l’électorat attendu, étaient enregistrés. Les enregistrements au niveau de la diaspora sont venus gonflés l’effectif. Le compteur des réfugiés quant à lui, est en augmentation  (37.892, soit 19%).

 

Le désarmement, un long processus

M. Onanga-Anyanga s’est aussi exprimé sur le désarmement. Il a indiqué que ce processus prendra du temps comme dans d’autres pays du monde ayant vécu la même expérience. «On ne peut pas organiser un désarmement musclé, et c’est important que tout le monde le comprenne car un désarmement musclé est synonyme de guerre», a-t-il dit, soulignant que «la Minusca n’a pas pour mandat de faire la guerre, mais plutôt de maintenir la paix et de protéger les populations civiles». Il a par la suite invité les chefs de guerre à coopérer au désarmement volontaire. Profitant de cette conférence de presse, le patron de la Minusca a mis en garde ceux qui veulent compromettre la paix et qui veulent à tout prix prendre le pouvoir par la force. «Ceux qui veulent prendre le pouvoir par les armes ne passeront pas», a-t-il averti. Et s’insister: «Il faut donner la chance au peuple. Il faut l’écouter». La stabilisation du pays, avec le soutien du gouvernement centrafricain est la mission  de la Minusca. Afin d’atteindre cet objectif «nous attendons des moyens supplémentaires, en plus du renforcement de nos effectifs, et nous y parviendrons», a conclu M. Onanga-Anyanga.

Lu 642 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

-01.jpg -02.jpg -03.jpg -04.jpg -05.jpg -06.jpg -07.jpg -08.jpg -09.jpg -10.jpg -11.jpg -12.jpg Deutsche_Welle_Logo.jpg FB_IMG-664x469.jpg Insert-Eneo-Recrute-664x469.jpg Pub p12-664x469.jpg Tous-unis-pour-le-Cameroun-664x469.jpg insert-Araucaria-2016-664x469.jpg

Nous contacter

    • Journal Intégration

    • Adresse :

      Quartier Nkomkana, Immeuble Diane

      (face station service Total)

    • BP : 33 266 Yaoundé-Cameroun

    • Tél : +237 676 203 709

              +237 699 931 042

              +237 243 296 303

    • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous êtes ici : Home Supplément Afrique Centrale Sur le terrain Crise centrafricaine: Les rebelles violent le processus de paix